Pour la majorité des enfants, l’heure du petit-déjeuner, du déjeuner, du goûter ou du dîner est une fête. Mais chez certains bébés, qui traversent une phase d’hypersélectivité ou de néophobie alimentaire, cela peut se transformer en casse-tête pour leurs parents.
Votre enfant refuse d’avaler des légumes, qu’ils soient crus ou cuits ? Il ne veut pas manger de morceaux (par exemple pour la viande ou le poisson) ? Ou, au contraire, il ne réclame que de la viande, du poisson, ou de l’œuf (parfois appelés protéines) et des féculents (pâtes, riz, pommes de terre) ? Sachez, d’abord, que sauf problème identifié (tel qu’un trouble de l’oralité alimentaire qui sera diagnostiqué par un pédiatre), cette phase est fréquente, transitoire et votre enfant retrouvera bientôt un appétit normal et des habitudes alimentaires variées… à condition de respecter quelques règles :
– continuer à lui proposer, à chaque repas, différents aliments et plus particulièrement des légumes et des fruits variés, et essayez de l’inciter à les goûter, sans toutefois le forcer ;
– ne pas céder et lui laisser manger les quantités de féculents (tel que le pain blanc) et de viande, poisson, ou œuf (parfois appelées protéines) prévues. Les apports quotidiens de viande ou de poisson ou d’œuf ne doivent pas excéder 30 grammes par jour (soit l’équivalent de 6 cuillères à café) de viande ou de poisson, toujours bien cuit à cœur ou un ½ œuf dur.
Les légumes et les fruits doivent également être très présents. Proposez-lui en à chaque repas et variez les plaisirs, tant sur la forme que sur la variété : en morceaux, crus ou cuits, en purée (compote sans sucres), en soupe, … Les fruits et les légumes seront encore meilleurs s’ils sont de saison. Et si votre enfant participe à leur préparation ! Un enfant de deux ans peut tout à fait couper sa banane ou un kiwi préalablement épluché, s’il est doté d’outils adaptés à sa petite main. En plus, le fait de participer à la préparation des repas, de faire les courses avec vous au marché, pour choisir les fruits, les légumes, ou la viande et le poisson, est une bonne manière de l’inciter à avoir une alimentation variée et équilibrée. Sa diversification alimentaire est désormais quasi complète, en dehors des aliments crus (fromage au lait cru, charcuterie, poisson fumé notamment) qui peuvent présenter un risque bactériologique et pour lesquels il faut encore patienter ainsi que les arachides et fruits à coque entiers, les aliments ovoïdes ou cylindriques qui peuvent présenter un risque d’obstruction et donc d’étouffement.