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Entre 4 et 6 mois : le début de la diversification alimentaire

Passer d’une alimentation 100 % lactée aux premières purées… un pas de géant pour votre bébé ! Imaginez la multitude de nouvelles sensations qui vont l’assaillir : nouvelles odeurs, couleurs, saveurs, textures, températures… Comment savoir si votre bébé est prêt pour la diversification alimentaire ? Quel aliment lui proposer ? Comment s’y prendre ? Quelles étapes respecter ? Quelles quantités lui donner ? Que faire s’il refuse la cuillère ? Y a-t-il des aliments à éviter pour les allergies ? Pour franchir ce cap en toute sérénité, voici nos conseils et les règles d’or à respecter.

À 4, 5 ou 6 mois, bébé est-il prêt pour la diversification alimentaire ?

Il existe 3 critères permettant de décider si bébé est prêt à faire des infidélités à son lait :

 

  • Il est important d’en parler avec un pédiatre ou médecin. Car chaque enfant est unique, et seul un professionnel saura analyser l’aptitude de votre bébé à franchir le pas. Dans ce créneau d’âge de 4 à 6 mois, on observe des différences conséquentes d’un enfant à l’autre, comme le confirme Marc Bellaïche, gastro-pédiatre : « En fonction des nourrissons, des familles, des habitudes alimentaires, du rang dans la fratrie, les variations sont très importantes. »

 

  • L’âge de l’enfant, ensuite, est déterminant. La diversification alimentaire peut commencer entre 4 et 6 mois. À cet âge, bébé devient un explorateur, il a envie de tout expérimenter, toujours partant pour de nouvelles expériences sensorielles. Il faut donc en profiter avant qu’il ne devienne potentiellement plus sélectif et ne découvre sa capacité à dire « non » !

 

  • Enfin, certains critères de développement physiologique sont révélateurs de sa maturité. Si votre nourrisson sait tenir sa tête, rester en position assise avec un support et s’il porte des objets à sa bouche, il y a de grandes chances pour qu’il soit prêt à essayer d’autres aliments que le lait.

Quand commencer à diversifier le repas de bébé ?

Il est préférable de choisir un jour sans stress, où vous êtes pleinement disponible pour votre enfant. S’il est allaité, ce peut être au papa de donner les premières cuillères, afin qu’il connaisse lui aussi la joie de nourrir son enfant et participe à son alimentation.

On conseille habituellement de commencer à midi, avant l’alimentation lactée, quand les bébés ont faim.

Il est probable qu’ils soient enthousiaste à l’idée de manger ce que vous leur proposerez quelle que soit la surprise que la nouveauté leur procure. Mais certains enfants peuvent s’énerver s’ils ne reçoivent pas ce à quoi ils s’attendaient. Dans ce cas, nourrissez-les avec l’apport de leur lait habituel et attendez la fin du repas pour leur proposer les premières cuillères de purée.

Comment commencer la diversification alimentaire ?

Il est préférable de commencer par une purée de légumes, pour faciliter leur acceptation. Une quinzaine de jours après la découverte des légumes, vous pourrez proposer une purée de fruits (c’est-à-dire une compote sans sucre ajouté) à midi ou au goûter, puis des céréales infantiles. La règle d’or, c’est : 1 légume (ou 1 fruit) à la fois, proposé en purée lisse (pour que le bébé découvre une nouvelle texture toute douce), en commençant par de petites quantités, qu’on augmente au fur et à mesure des repas.

Introduction des aliments : par quoi commencer ?

Il n’existe pas de recommandation particulière en termes de variété de légumes pour commencer la diversification. Vous avez donc l’embarras du choix ! Voici 5 légumes qui peuvent être proposés pour débuter la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois :

  • la carotte
  • le panais
  • l’épinard
  • le haricot vert
  • le potiron

De même, l’éventail des choix est large ! Voici 5 fruits pouvant être proposés pour débuter la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois :

  • la pomme
  • la poire
  • la banane
  • la pêche
  • l'abricot

Et pour l’introduction des céréales infantiles ?

De par leur forme, les céréales infantiles sont de précieuses alliées pour commencer cette découverte. En effet, elles permettent de proposer de très faibles quantités qui seront progressivement augmentées à chaque nouvelle préparation jusqu’aux quantités recommandées sur les emballages. Il est conseillé de commencer par proposer des céréales sans gluten, qui peut être mal toléré par certaines personnes (à base de riz, par exemple), puis de passer à des céréales avec gluten (à base de blé, d’orge et d’avoine),  pour habituer progressivement le bébé.

Pourquoi un aliment à la fois ?

Pour deux raisons :

 

  • afin que votre nourrisson puisse bien identifier le goût de chaque légume ou fruit et associer à chacun une couleur et une odeur ;

 

  • afin également de prévenir et d’identifier les allergies éventuelles. En introduisant un aliment à la fois en petite quantité, vous pourrez vite détecter une réaction de l’enfant.

Et si bébé présente une allergie avérée ?

Il existe 14 allergènes majeurs, que sont : les céréales à gluten (blé, orge, seigle, avoine…), les crustacés, les poissons, l’œuf, le soja, le lait (y compris le lactose), les fruits à coque, le cèleri, la moutarde, les graines de sésame, l’anhydride sulfureux et les sulfites, le lupin et les mollusques. Si votre enfant présente une allergie diagnostiquée, suivez les conseils de votre pédiatre. Dans tous les cas, la transparence de l’étiquetage des produits infantiles vous aidera à identifier ceux qu’il peut consommer sans risque, car les allergènes doivent obligatoirement être mis en avant. Lisez toujours attentivement la liste des ingrédients figurant sur les produits, et faites-le systématiquement, les recettes pouvant évoluer.

Comment préparer la purée ?

Choisissez un légume bio ou du jardin, afin de limiter les risques de résidus de pesticides. Lavez-le bien, épluchez-le, rincez-le et épépinez-le si besoin. Pour obtenir une purée bien lisse, l’astuce consiste à ajouter si nécessaire une petite quantité de pomme de terre (lavée et épluchée également). Faites cuire légume et féculent environ 15 à 20 min à la vapeur, puis mixez-les en purée lisse avec un peu d’eau de cuisson si nécessaire. Mélangez et goûtez toujours la purée avant de la proposer à votre bébé, afin de tester la température du plat.

 

Pour proposer une purée de fruit lisse (c’est-à-dire une compote sans sucre ajouté), remplacez la pomme de terre par un petit morceau de pomme.

Quelles quantités pour un bébé entre 4 et 6 mois ?

Jusqu’à 6 mois, le lait maternel couvre les besoins nutritionnels de l’enfant. C’est pourquoi, lorsqu’on démarre l’introduction d’aliments solides, on donne de toutes petites quantités, l’équivalent de quelques cuillères de purée. Quelques jours plus tard, recommencez avec la même purée, en augmentant les quantités (4 à 5 cuillères). Continuez ainsi progressivement, jusqu’à lui proposer l’équivalent d’un petit pot (130 g).

Le but n’est pas de nourrir votre bébé, mais de l’éveiller et de le familiariser à goûter de nouvelles saveurs et textures.

Les besoins nutritionnels d’un enfant de 0 à 36 mois

Au cours des premières années de leur vie, les enfants suivent une courbe de croissance extrêmement rapide. En outre, tous leurs organes n’ont pas encore atteint leur niveau de maturité (notamment le système digestif et les reins). Ils ont donc des besoins alimentaires bien spécifiques, qui nécessitent de leur proposer des recettes adaptées.

 

Les recettes des petits pots Blédina ont été conçues pour respecter les besoins des tout-petits. Pendant le processus de fabrication, un petit pot est soumis à des centaines de contrôles qualité. Dosage spécifique des ingrédients, teneur en résidus de pesticides, étiquetage précis sont autant de critères très surveillés pour tous les petits pots.

Comment s’équiper ?

  • Une chaise haute : indispensable pour que l’enfant soit assis bien droit et limiter ainsi le risque de fausse route. Elle doit être aux normes de sécurité, c’est-à-dire permettre d’attacher l’enfant pour éviter les chutes.

 

  • Une petite cuillère adaptée : la bouche de bébé est toute petite, choisissez donc une cuillère en conséquence (format cuillère à café). Certains enfants sont rebutés par le contact froid du métal, il est donc préférable de leur proposer une cuillère en plastique souple.

 

  • Un bavoir : avec la diversification alimentaire apparaît la joie des barbouillages de purée ! Sur le visage, ce n’est pas gênant, un coup de gant humide en fin de repas, et on efface tout. Mais, pour éviter de multiplier les lessives, protégez les vêtements de votre petit bout avec un bavoir à manches longues. Vous serez ainsi plus zen pour lui permettre de patouiller dans son assiette, ce qui est excellent pour son éveil sensoriel : en se familiarisant par le toucher avec de nouveaux aliments et de nouvelles textures, il se les appropriera et aura plus de facilité à les goûter et les ingérer.

 

  • Si vous n’avez pas envie de préparer vous-même sa première purée, optez pour un petit pot adapté à l’âge de votre enfant (Blédina, bien sûr !), dont la composition et la fabrication respectent parfaitement les normes strictes de l’alimentation infantile.

La diversification alimentaire chez un bébé allaité

L’allaitement et la diversification sont parfaitement compatibles : on peut continuer de donner du lait maternel à un bébé qui mange des purées. L’allaitement est bénéfique à la diversification, car toutes les saveurs de ce que mange la maman passent dans le lait maternel : le bébé est donc déjà éveillé à des goûts différents.

Que faire en cas de refus ?

Attention, si votre bébé fait la grimace au contact des premières cuillères, ne le prenez pas pour un refus ; cela peut juste être le signe de son étonnement face à tant de nouveautés ! Encouragez-le avec des paroles bienveillantes et continuez à lui proposer 1 ou 2  cuillères.

 

Si bébé rechigne vraiment à avaler la purée que vous lui présentez, respectez son refus. Mais n’hésitez pas à lui proposer le même légume quelques jours plus tard. Il y a de fortes chances pour qu’il finisse par s’y habituer et apprécier ce nouvel aliment.

On dit qu’il faut attendre 8 à 10 refus pour estimer qu’un goût déplaît vraiment à un enfant.

Pourquoi la diversification alimentaire est-elle si importante ?

Parce que, en éveillant le bébé à de multiples nouveautés (nouvelles saveurs, textures et odeurs, sensation de la cuillère dans la bouche, découverte du chaud et du froid), elle pose les fondations de la relation à la nourriture. C’est en permettant au jeune enfant d’aimer découvrir de nouvelles recettes que l’on va lui ouvrir les portes d’une alimentation « plaisir » et variée.

 

Pour autant, pas d’inquiétude si vous rencontrez des difficultés ou des obstacles sur ce long chemin qu’est l’établissement d’habitudes alimentaires saines. En grandissant, votre enfant peut se montrer sélectif, refuser certains aliments ou certaines textures. Nous vous indiquerons des astuces précieuses pour l’aider à surmonter ses appréhensions. Et puis, n’oubliez pas que l’affirmation de ses goûts est indissociable de sa personnalité : il a le droit de ne pas aimer le fenouil ou les petits pois, après tout !

Quelles seront les prochaines étapes ? Viande, œuf, poisson !

À partir de 6 mois, les besoins nutritionnels de l’enfant évoluent et vous allez commencer à lui proposer de la viande, du poisson et des œufs en petite quantité : à vous les recettes plus élaborées mêlant légumes, féculents et viande, poisson ou œuf ! En attendant, vous avez plusieurs semaines devant vous pour décliner des purées de légumes et de fruits aux couleurs et aux goûts variés, qui éveilleront votre petit gourmand à une multitude de plaisirs gustatifs !

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