Encore une fois, l’essentiel avant d’introduire des aliments à la texture non-lisse, c’est de s’assurer que l’enfant tienne sa tête droite. On peut l’installer dans un transat qui se redresse et ne soit pas allongé : l’enfant n’est alors pas forcément tout à fait droit mais son dos est maintenu.
Lorsque l’enfant est plus grand, qu’il tient bien assis seul, il est important que ses pieds soient posés bien à plat. Sa chaise doit être adaptée avec un repose pieds. Celles qui permettent à l’enfant d’être directement à table, qui ne disposent donc pas de plateau, sont particulièrement intéressantes car l’enfant peut alors être avec la famille et être dans l’imitation.
Pendant le repas, le parent doit être réellement présent avec son enfant : pas de smartphone, de télévision en fond, ou autres distractions. On doit être complètement en lien avec son enfant pendant le repas. Car manger, c’est aussi la socialisation et la mise en place de liens affectifs. L’aspect social du partage de repas est très important et se développe dès le plus jeune âge.
Parfois, on met l’enfant devant un dessin animé pour le nourrir afin notamment de s’assurer que ses besoins nutritionnels soient couverts car on voit qu’il mange davantage. Mais les professionnels de santé préfèrent que les enfants mangent moins mais avec davantage d’interactions. S’il le faut, on peut même jouer avec la nourriture : faire l’avion avec la cuillère, montrer à son enfant qu’on peut faire des bruits amusants avec ses dents, sa bouche, chanter des comptines… Cela pour inciter l’enfant à être dans l’imitation.
Autre conseil fondamental : le respect du bébé, de sa fatigue et de son appétit. On ne force jamais un enfant à manger, ce serait délétère, mais on s’adapte. Si l’enfant est trop fatigué pour manger des morceaux en fin de dîner par exemple, on peut écraser ce qui reste et l’aider à terminer à la cuillère. Il est important de respecter le niveau d’énergie de l’enfant, sa satiété, ses signaux.
Si besoin, il faut se faire accompagner par un professionnel de santé !
Il faut donc tordre le coup à cette injonction qui dit qu’on ne joue pas avec la nourriture !
L’enfant doit pouvoir la toucher, la manipuler… C’est bien plus tard qu’il devra apprendre à manger proprement. Lorsqu’il découvre les aliments, les textures, il faut disposer un grand tapis au sol ou lui mettre un grand bavoir. Et s’il y en a partout, tant pis !