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Mon bébé ne dort pas

Comment faire dormir mon bébé ? Comment l’aider à se caler sur un rythme de nuit et de siestes qui lui permettra, à lui, de se reposer et à moi, maman ou papa, de récupérer de toute la fatigue accumulée ? Pourquoi dort-il si peu ? Que signifient ses pleurs ?

 

Les parents d’un bébé qui dort peu vivent souvent un enfer et décrivent leurs nuits comme une torture. Comment sortir de cet engrenage et renouer avec le bonheur simple de voir grandir son tout-petit ?

Avant 4 mois

Bébé ne dort pas la nuit, c’est normal ! (courage…)

Avant que l’enfant ait atteint l’âge de 4 mois, il est normal qu’il dorme selon un rythme perturbant pour l’adulte, c’est-à-dire qu’il ne fasse pas de longues nuits et segmente ses temps de repos. Deux facteurs expliquent le rythme désordonné (du point de vue du père et de la mère !) de ses temps de sommeil :

  • les nourrissons ne sont physiologiquement pas capables de rester une longue plage horaire sans reconstituer leurs réserves énergétiques. Ils ont besoin de manger régulièrement. On estime que les enfants sont en mesure d’allonger leurs temps de sommeil à partir d’un poids de 5 kg, qui leur assure des réserves suffisantes (mais certains nourrissons pesant moins de 5 kg peuvent déjà dormir la nuit) ;
  • à la naissance, les bébés ne sont pas calés sur un rythme circadien de 24 heures ; et il va leur falloir un peu de temps pour acquérir ce rythme cyclique. C’est uniquement au bout de quelques semaines de vie que votre bébé commencera à différencier le jour et la nuit, et à comprendre, avec votre aide, que la nuit est propice à un long repos et la journée à des temps d’éveil et d’échanges. Il est intéressant de noter que cette adaptation se fera, quel que soit son lieu de vie et la saison à laquelle il est né.

Préparer l’avenir

Tant que votre bébé n’aura pas la capacité physique de dormir plus de 7 heures consécutives, il n’y a pas grand-chose à faire si ce n’est prendre son mal en patience. Vous pouvez cependant favoriser les conditions de l’installation d’un bon sommeil par des mesures simples, socles du futur profil de dormeur de votre enfant :

  • ne l’habituez pas à trouver le sommeil dans vos bras ou contre votre ventre. À certains moments, il aura bien sûr besoin de vous, de votre présence enveloppante pour se calmer, et vous-même aurez plaisir à le tenir contre vous et à le sentir basculer dans les bras de Morphée. Mais ce ne doit pas devenir systématique. Le nouveau-né doit apprendre à s’endormir seul dans son lit, de préférence dans sa propre chambre ;
  • ne perturbez pas ses cycles de sommeil en le prenant dans vos bras dès qu’il émet le moindre bruit ou s’agite un peu. Il se peut qu’il passe alors d’une phase de sommeil paradoxal à une phase de sommeil lent, et il ne faudrait surtout pas le conditionner à se réveiller à chaque fois lors de cette transition qui intervient à plusieurs reprises chaque nuit ;
  • aidez-le à faire la différence entre la journée et la nuit en agissant différemment selon le moment de son éveil (la nuit, faites le moins de bruit possible, chuchotez et évitez les lumières violentes ; le jour, n’hésitez pas à laisser ses rideaux ouverts pour qu’il s’habitue à la lumière) ;
  • couchez-le lorsque vous repérez des signes de fatigue, sans attendre l’épuisement : bébé pleurniche, a des mouvements un peu plus saccadés que d’habitude, ou inhabituels, son humeur change, il suce son pouce, bâille, se frotte les yeux…

Bébé pleure tout le temps

Il faut distinguer différents problèmes : le bébé qui, trop petit, a besoin de se réveiller régulièrement, même la nuit, pour manger, et donc qui ne fait pas ses nuits, et celui qui pleure beaucoup et dort peu, tant le jour que la nuit. Dans ce dernier cas, il convient avant tout d’identifier la cause de ces pleurs, très éprouvants pour les parents, pour y apporter la réponse adaptée. Plusieurs facteurs sont envisageables :

  • Le nourrisson a un fort besoin de succion. Tous les nouveau-nés tètent leur langue, pour prolonger le plaisir de la tétée et se rassurer. Mais certains ont un besoin plus intense que d’autres. S’ils ne trouvent pas leur pouce seuls, vous pouvez leur proposer une tétine pour les apaiser au cours des premiers mois.
  • Le nourrisson a des coliques. Lisez cet article qui explicite ce qu’on nomme couramment « les coliques du nourrisson » (qui correspondent à des troubles divers, dont des épisodes de pleurs le soir) et propose diverses réponses pour les soulager.
  • Le nourrisson est trop sollicité. À force d’être trop éveillés, certains bébés ont du mal à trouver le sommeil, par exemple parce qu’ils ont les yeux rivés sur un mobile coloré qui occupe tout leur champ visuel, ou parce qu’un parent les sollicite au moment où ils auraient besoin de repos pour trouver le calme propice à l’endormissement. Veillez donc à ménager régulièrement des temps de repos, sans distraction trop accaparante pour un bébé qui n’a pas encore la capacité de faire le tri.
  • Le nourrisson semble avoir toujours faim. Il convient alors, avant de remettre en question la qualité de l’allaitement, d’étudier la courbe de poids. Si elle est normale mais que l’enfant pleure beaucoup, le problème ne vient sans doute pas de l’alimentation, et il faudra s’interroger sur les autres besoins du bébé (besoin de sommeil – peut-être faut-il le laisser s’endormir après un épisode de pleurs, sans le prendre systématiquement dans les bras en le dérangeant plus qu’on ne l’aide –, besoin de sécurité, besoin de succion, besoin d’être bercé…). Si la courbe de poids est en-dessous ou au-dessus de la moyenne, il est impératif de consulter votre pédiatre pour faire le point avec lui sur l’aménagement du régime alimentaire du nourrisson.

Au-delà de 4 mois

Bébé continue à se réveiller la nuit pour manger

Les enfants de plus de 4 mois, qui pèsent plus de 5 ou 6 kg et mangent 4 repas par jour, n’ont pas de raison physiologique de se réveiller la nuit pour manger. Il s’agit d’une mauvaise habitude prise, d’une adaptation qui ne s’est pas faite correctement, d’une déviation par rapport à l’autoroute du sommeil à rattraper. Et non seulement ce n’est pas grave, mais en plus vous, maman ou papa, pourrez corriger ce problème très rapidement (en une semaine), à condition d’être convaincu par le but à atteindre.

Voici les règles d’or pour régler les troubles du sommeil des tout-petits et apprendre à votre enfant à dormir la nuit :

  • Que ce soit la journée, le soir ou la nuit, ne le laissez pas s’endormir en tétant le sein ou le biberon. Finissez de le nourrir, changez-le au besoin et allez le coucher de façon qu’il trouve le sommeil par lui-même.
  • Ne restez pas aux côtés de votre enfant jusqu’à ce qu’il s’endorme. Laissez-le prendre confiance en sa capacité à s’endormir seul, même s’il doit pleurer quelques minutes pour cela.
  • Différenciez la sieste de la nuit en verbalisant la différence : « Passe une bonne nuit, je te retrouve demain matin ! » n’est pas la même chose que : « Dors bien, à tout à l’heure, après ta sieste ! ».
  • Instaurez un rituel d’endormissement, avec une comptine propre à ce moment, une peluche dédiée au sommeil, une position d’endormissement dans le lit…
  • Laissez bébé s’endormir seul dans son lit et non pas dans celui de ses parents.
  • Si, la nuit, votre enfant se réveille et ne parvient pas à se rendormir sans avoir été nourri, déshabituez-le très vite, en l’espace de quelques jours, en diminuant la quantité de lait prise. S’il est allaité, réduisez le temps passé au sein la nuit (15 minutes, puis 10 minutes, puis 5 minutes) ; s’il prend le biberon, vous pouvez diminuer de 30 g par tétée nocturne la quantité jusqu’à la réduire à néant.
  • Familiariser bébé avec la distinction jour / nuit, c’est-à-dire lumière / obscurité.

 

Si l’enfant continue à pleurer quelques nuits, allez le rassurer régulièrement, toutes les 15 à 20 minutes (il est préférable que ce soit le père qui le fasse plutôt que la mère dans le cas d’un enfant allaité, pour ne pas brouiller le message qu’on lui transmet), mais ne restez pas à côté de lui. Dites-lui gentiment mais fermement qu’il doit dormir, que vous êtes non loin de lui mais que, la nuit, tout le monde dort dans son lit. Généralement, si vous êtes ferme et si vous vous tenez à ces grands principes, tout se règle en moins de 2 semaines et les réveils cesseront. Armez-vous de courage pour affronter ces quelques nuits de fermeté, n’ayez pas peur de laisser pleurer votre enfant dans sa chambre, il ne risque rien et dites-vous qu’il est essentiel pour tout le monde que votre enfant apprenne à se rendormir seul.

Bébé fait des terreurs nocturnes

Les terreurs nocturnes surviennent au cours d’un cycle de sommeil. Elles ne peuvent donc pas être qualifiées d’éveil de l’enfant, car il continue à dormir – même s’il perturbe son entourage. Ces terreurs nocturnes peuvent survenir dès les 8 mois de votre bébé, mais sont le plus fréquentes vers 3 ou 4 ans, et durent jusque l’âge de 6 ans.

L’enfant crie, semble terrifié, il transpire, se débat. Mais, contrairement aux apparences, il dort, et il est important de le laisser se remettre seul et de ne pas le réveiller, ce qui génèrerait une vraie angoisse pour lui.

On identifie une terreur nocturne aux comportements suivants de l’enfant :

  • Son sommeil est agité dans les 3 heures qui suivent son endormissement.
  • Il transpire, son rythme cardiaque s’accélère.
  • Il refuse d’être rassuré ou consolé et ne reconnaît personne.
  • Il ne se souvient de rien le lendemain.
  • Si on le réveille, il est extrêmement confus, ressent un vrai malaise.

 

Les terreurs nocturnes sont à différencier des cauchemars, ces rêves angoissants qui se produisent en fin de sommeil paradoxal, donc généralement dans la deuxième partie de nuit (à partir de 2 ou 3 heures du matin), et qui peuvent réveiller l’enfant du fait de l’intensité de la peur générée. L’enfant a alors besoin de réconfort et pleure pour appeler ses parents.

Les cauchemars sont occasionnels et surviennent fréquemment entre 1 et 6 ans, période durant laquelle l’enfant fait de nombreuses acquisitions que son cerveau a besoin de digérer et de trier par le biais des rêves, bons ou mauvais. Contrairement à la conduite préconisée en cas de terreurs nocturnes, il est important de rassurer l’enfant qui a fait un cauchemar et appelle à l’aide.

Si les terreurs nocturnes de votre enfant vous angoissent et que vous culpabilisez à l’idée de ne pas intervenir et de laisser votre enfant aux prises avec ses peurs, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre.

Bébé cherche de l’affection et de l’attention

Câlinez bébé autant que possible la journée, pour le rassurer, et lui montrer que même séparé de ses parents pour la nuit, il ne risque rien. Rythmez le quotidien avec des marqueurs sécurisants et des activités qui ont lieu toujours au même moment de la journée. Veillez à respecter une heure de coucher régulière chaque soir (sans tomber dans l’exagération !).

Bébé dort mais se réveille aux aurores

Difficile de conditionner un bébé très matinal. La seule chose que vous puissiez faire, c’est retarder progressivement la prise du petit déjeuner pour caler bébé sur une heure qui vous convienne mieux. Bébé décalera ainsi – peut-être ! –  son heure de réveil. Et n’hésitez pas à laisser bébé babiller seul dans son lit le matin lorsqu’il est réveillé mais ne pleure pas.

Bébé a du mal à dormir : bannissez les écrans

Avant 2 ans, bébé est trop petit pour regarder un écran. Les bébés qui sont placés devant un écran dormiront moins et auront plus de mal à trouver le sommeil, comme l’affirment les conclusions d’une étude publiée dans la revue Reports. Outre la stimulation du cerveau opérée par ce que le petit garçon ou la petite fille regarde, la lumière bleue de l’écran modifie son horloge interne circadienne, responsable des cycles de sommeil et d’éveil.

Bébé ressent l’anxiété de ses parents

Les parents peuvent traverser des périodes de stress, qui rejailliront inévitablement sur le sommeil de l’enfant. Dans ce cas, même si les problèmes ne peuvent disparaître d’un coup de baguette magique, n’hésitez pas à les verbaliser devant votre bébé, de façon rassurante et positive : « Tu as senti que papa et maman étaient stressés. C’est parce que… Mais ne t’inquiète pas, nous savons comment résoudre ce problème, c’est normal, dans la vie, que tout ne soit pas tout rose, etc. »

Et si vous ne supportez plus le fait que bébé ne dorme pas, ou se réveille la nuit ?

Aucune hésitation : consultez ! Ne restez pas seul(e) avec votre fatigue et votre angoisse de ne pas arriver à endormir. Parlez-en à votre pédiatre, ou à un psychologue pour enfant.

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