La prise en charge de l’APLV repose en premier lieu sur l’éviction de tout aliment contenant des protéines de lait de vache, jusqu’au feu vert de votre médecin pour les réintroduire.
Chez les nourrissons allaités, un régime d’éviction des PLV chez la mère allaitante à titre d’épreuve pendant 2 à 4 semaines sera recommandé.
Si le diagnostic de l’APLV est effectué au moment du sevrage du lait maternel, l’idéal est, si possible, de reprendre l’allaitement maternel, et de le poursuivre aussi longtemps que vous le pouvez. Si tel n’est pas le cas, votre médecin vous accompagnera dans le choix d’un lait infantile adapté au type d’allergie et aux symptômes de votre bébé, en vous proposant un lait infantile spécifique disponible en pharmacie :
- un hydrolysat poussé de protéines (HPP) lactées bovines,
- ou une alternative végétale sous forme d’hydrolysat de protéines de riz,
- ou encore, en cas d’APLV sévère, une formule à base d’acides aminés (FAA).
Ni les laits hypoallergéniques (HA) ni les boissons végétales ne sont adaptés aux nourrissons allergiques aux PLV.
Chez le bébé diversifié, on pourra proposer des desserts spécifiques ou des desserts végétaux variés, en veillant à l’apport en calcium. Tous les produits contenant des PLV seront supprimés de l’alimentation de l’enfant : beurre, crème, yaourts, fromage, ou encore certains biscuits, en fonction de leur composition.
Tous les produits contenant du lait de mammifère sont à exclure (vache, mais aussi chèvre ou brebis), quelle que soit leur forme (biscuit, beurre, crème, yaourt,…). Il faut être très rigoureux, mais les mentions de « traces », et « peut contenir » du lait sont généralement autorisées.
Un suivi allergologique régulier sera nécessaire, particulièrement en cas d’APLV immédiate (IgE-médiée).