Ses premiers sourires

  • partie 1/4

    Bébé nous sourit

    Dès les premières semaines de sa vie, Bébé sourit, c'est vrai, mais il sourit « aux anges ». Le premier vrai sourire n'apparaîtra que vers 2 mois environ. C'est le début d'une véritable interaction entre l'enfant et le monde qui l'entoure. Il commence à construire son relationnel.

     

    Alt text

    Il n'a que quelques jours et on le regarde avec attendrissement dormir. Les poings fermés, très calme, il sourit. Est-ce qu'il rêve déjà de nous ? On n'ose y croire… Et à raison, pour l'instant, Bébé « sourit aux anges ». C'est parce qu'il dort bien, dans une position agréable et un environnement sécurisant, qu'il éprouve cette sensation de bien-être qui, par réflexe, provoque ce sourire inconscient. Pour un « vrai » sourire, il va falloir attendre encore un peu.

    Le premier sourire-réponse

    Les tout premiers mois sont riches en expériences sensorielles pour Bébé : sa vue s'améliore, il fixe notre visage, commence à suivre des objets du regard.

     

     Le visage, tout particulièrement, le fascine avec sa mobilité, ses expressions propres. Maman lui sourit, cette fois, c'est sûr, il lui sourit vraiment ! Il a environ 2 mois et c'est son premier vrai sourire, le sourire-réponse. Le visage de sa mère lui évoque un bon souvenir, de la joie. Mimétisme et plaisir mettent en place de véritables échanges.

    Le visage, tout particulièrement, le fascine avec sa mobilité, ses expressions propres

     

    Le sourire, entre mimétisme et plaisir

    Bébé a l'air fou de joie, désormais il rit aux éclats ! Mais qui a commencé ? Nous ou Bébé ? Les deux probablement. Une chose est sûre, le docteur Véronique Leblanc le confirme : « Entre 2 et 3 mois, il réagit à la voix, il se tourne vers l'autre », du coup, « il commence à être plus dans l'interaction ». Son grand frère fait le pitre, tire la langue, nouveaux éclats de rire… Bébé tente même de tirer un bout de langue rose. En faisant cela, il tente de l'imiter, montre qu'il reconnait le visage familier et aimé.

     

    Quand le sourire ne vient pas

    On mesure mieux l'importance de cette communication basée sur la gestuelle, les mimiques, qui contribuent à tisser le lien. Face à un visage fermé, inexpressif, un bébé se sent désemparé. Une inquiétude visible peut même chez lui générer de l'angoisse. Il arrive pourtant que l'on traverse une période un peu difficile, que l'on se sente triste ou mal à l'aise. Inutile de culpabiliser, la seule bonne réaction à avoir est d'en parler. La PMI (Centre de Protection Maternelle et Infantile), le pédiatre et les puéricultrices sont là pour ça.

  • partie 2/4

    Le développement intellectuel du bébé

    Dès les premiers mois, le cerveau de Bébé est très réceptif face au monde qui l'entoure. Il l'observe, tente de le comprendre et réagit déjà par des gazouillis. Stimulé par les jeux et les soins, il fait des progrès quotidiens. Un développement plein de sens.

     

    Alt text

    Si Bébé ne parle pas encore, pourtant, il communique !  Il pleure lorsqu'il a faim ou qu'il est mal à l'aise, sourit, et émet des sons. « A-reu » ! Ces quelques vocalises : « a, eu, i » sont d'ailleurs communes à tous les bébés du monde. Le tout-petit gazouille,, dès l'âge de 3 mois lorsqu'il se sent en sécurité ou qu'il veut réagir. Il nous reconnaît, nous et la famille proche, et prend petit à petit conscience de sa propre personne.

     

    Parlez-vous bébé ?

    Un nourrisson émet au moins cinq ou six pleurs différents pour exprimer ses besoins ou ses émotions : la faim, la soif, l'envie de dormir, la douleur, la gêne, le besoin de compagnie selon la théorie de Brazelton. 

     

    C'est en couplant cette reconnaissance à sa compétence (issue de son expérience) qui permettra au parent de répondre au mieux à la demande de son petit. Pas toujours évident de décrypter « le langage bébé » mais au fur et à mesure, on apprend  à les différencier. Le docteur Véronique Leblanc, psychologue, l'explique : « Le bébé est en symbiose avec l'adulte qui s'occupe de lui. Cet état favorise un échange sensoriel permanent qui contribue au bon développement moteur, intellectuel et cognitif de l'enfant ».

     

    Une vie bien réglée pour plus de progrès

    « Tiens, c'est l'heure du bain ! » Papa fait couler l'eau, tiède juste ce qu'il faut, et prépare les serviettes. Bébé adore ce rituel  et commence à bien reconnaître les voix, les odeurs familières. Blotti contre son père, il se sent bien dans ses bras et regarde, hume, touche de toutes ses forces. Les échanges avec son entourage permettent à l'enfant de s'éveiller de manière constante et régulière sans jamais tomber dans l'hyperstimulation.

    Bébé adore ce rituel à heure fixe et commence à bien reconnaître les voix, les odeurs familières

     

    Jeux de mains, jeux malins

    Désormais, Bébé investit les objets, les porte à la bouche et en comprend mieux l'intérêt. Selon le docteur Véronique Leblanc, « il découvre l'espace oral grâce à la coordination main-bouche en portant ses doigts puis ses objets à la bouche et en les explorant ». On le regarde jouer avec ses mains, ça a l'air très amusant ! Il s'intéresse aussi de près aux jouets qui font du bruit ; il les secoue à son tour, essaye de reproduire le son. Il comprend que ses mains sont un prolongement de son corps et développe la perception qu'il a de lui-même.

  • partie 3/4

    La vision du bébé

    Tous les sens interviennent dans la découverte passionnante que fait Bébé du monde qui l'entoure. Ensemble, ils contribuent au développement de sa mémoire, à sa capacité à reconnaître les visages, à y décrypter les émotions. La vision n'est pas son sens le plus développé à la naissance mais elle évolue vite.

     

    Alt text

    Contrairement aux idées reçues, lorsqu'un bébé vient au monde, il est capable de voir. Même si sa vision est très approximative, il réagit à différents stimuli visuels : il nous fixe avec attention, est attiré par les lumières vives et « les surfaces offrant une brillance ou riche en contraste », comme le souligne le docteur Véronique Leblanc, psychologue clinicienne. Au fil des semaines, sa vue va très vite progresser grâce à la maturation de l'œil et du nerf optique. Et puis, il y a tant de choses à voir autour de lui !

     

    Même si sa vision est très approximative, il réagit à différents stimuli visuels

     

    L'ouïe et la vision, deux sens complémentaires

    Maman appelle doucement le petit enfant, elle insiste un peu, il ouvre les yeux et cherche à savoir d'où vient sa voix en tournant la tête. Il la regarde, se détourne, et la regarde encore. Les mouvements et les contours sont peut-être flous mais à 20 cm, il voit suffisamment pour jouer à ce jeu délicieux. Sa vision évolue très vite. À 4 semaines, il commence à fixer les objets.

     

    Une vue si fragile…

    C'est vrai, Bébé ne fait pas toujours ses nuits, il donne l'impression de ne pas faire la différence entre le jour et la nuit. Pourtant, si. Son regard est instinctivement attiré vers la lumière et les images nouvelles mais une lumière trop vive lui fait fermer les yeux. Sa rétine ne comporte pas assez de pigments, voilà pourquoi tous les bébés ont les yeux clairs. Alors, on le protège bien, surtout pendant les premiers mois !

    Sa rétine ne comporte pas assez de pigments, voilà pourquoi tous les bébés ont les yeux clairs

     

    … qui gagne peu à peu en acuité.

    Peu à peu, sa vision des couleurs et son acuité des détails s'améliore. Oh, la belle image, aux couleurs vives, au tracé si net ! La chouette photo ! On y voit du rouge, du rose, du orange, et désormais, à 3 mois environ, ces teintes presque similaires lui apparaissent, il commence à faire la différence. Stimulé par ce qu'on lui montre, Bébé essaye de suivre des yeux tous ces objets si passionnants. Le relief des choses lui apparaît aussi plus nettement et bientôt, il voudra les attraper.

  • partie 4/4

    A quoi sert le sourire ?

    Dès la naissance, le sourire, qu'il soit « aux anges » chez le nourrisson, ou instinctif chez les parents car exprimant une joie bien naturelle, joue un rôle essentiel. Il est l'un des signes les plus visibles d'une interaction affective forte. Sourire tisse des liens, apaise et… rend heureux.

     

    Alt text

    Quelle joie on ressent quand Bébé, dans nos bras, nous sourit ! On se sent heureuse, réconfortée, comblée. Bébé, quand il nous voit sourire, se sent bien, valorisé, et associe cette mimique faciale à un sentiment positif et gratifiant. Plus tard, l'enfant devenu grand attribuera a priori un sens positif au sourire. De la sympathie à l'empathie - la capacité à se mettre à la place de l'autre-, il n'y a qu'un pas. Bébé n'est pas loin de le franchir.

     

    Des sourires et de l'attention

    Voici un nouveau visiteur qui a l'air de plaire à Bébé. Il a les traits mobiles, hausse les sourcils et sourit au petit bout. Tout de suite, Bébé sourit en retour, un sourire qui s'élargit ; il frémit de joie. 

     

    L'ami de ses parents sourit à nouveau et voilà que l'on assiste à un véritable concours de sourires. Le tout-petit comprend désormais à quoi sert de sourire. Non seulement il suscite attention et gentillesse, mais il permet de communiquer, de créer du lien.

     

    Je souris, tu souris, nous sourions…

    Sourire attire la bienveillance, l'intérêt, c'est vrai mais c'est aussi le point de départ de l'apprentissage de toute une gamme d'émotions. Si le visage était une partition de musique, le sourire en serait le La. Bébé commence à mieux comprendre ce qu'expriment ceux qui l'entourent. Sourire tisse des liens et exprime la joie, le plaisir, le partage. Cette interaction particulière établit une sorte de dialogue.

    Sourire tisse des liens et exprime la joie, le plaisir, le partage

     

    Le sourire, ébauche d'un langage

    Plus Bébé grandit, plus il sourit, et ce sourire s'accompagne de toutes sortes de sons. « Hiiiiii ! » « Rrrrrrou ! », à sa manière le petit bout nous parle en plus et cherche à communiquer. Les premiers mots sont encore loin, l'éclat de rire s'annonce déjà. On lui fait une drôle de grimace, il nous observe avec attention, semble réfléchir. Il fait un énorme effort de concentration pour décrypter cette mimique qu'il aime et va chercher à reproduire.

Notez ce grand dossier :