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On joue ensemble ? Bébé à l’heure des premiers copains !

On joue ensemble ? Bébé découvre le jeu à plusieurs

Au square, bébé joue au ballon dans son coin. Un collègue de bac à sable le rejoint et pour une fois, il accepte d’échanger quelques passes. Notre loulou qui joue comme ça avec un copain ? ça, c’est une première !

Avant 3 ans, on ne joue pas ensemble mais « à côté »

Bébé aime depuis toujours la compagnie des petits. Comme lui, ils ne sont pas bien hauts, et comme lui, ils aiment les pâtés de sable. Mais pour autant assis les uns à côté des autres, ils jouent chacun dans leur coin, à la dînette ou à la marchande. « Avant de jouer ensemble, les petits ont besoin de faire leurs propres expériences, d’explorer leurs capacités et de gagner en confiance. Et s’ils ont des échanges, ce n’est pas dans le but de jouer ensemble », souligne Bénédicte Thiriez, puéricultrice.

Avant de jouer ensemble, les petits ont besoin de faire leurs propres expériences, d’explorer leurs capacités et de gagner en confiance.

 

 

Les premiers jeux ensemble

Et puis, vers 3 ans, le petit solitaire commence à faire entrer d’autres enfants dans son jeu. A force de traîner avec eux au parc ou à la crèche, il s’ouvre à eux. Il a gagné en confiance, il est prêt à jouer « avec ». Les jeux d’imitation comme la dînette, ou la marchande y sont particulièrement propices.

 

Les premiers vrais copains !

Guidé par tous ses sens en éveil, bébé prend conscience de lui-même. Par ailleurs, sa vision est meilleure, son langage a progressé : il met des noms sur les visages familiers. Des atomes crochus avec d’autres enfants apparaissent. Bébé se fait ses premiers copains. Il découvre l’amitié : la connivence, la sympathie, l’affection pour l’autre. C’est le début du chemin vers les autres vecteur de relations vitales à l’âge adulte.

 

Avec les copains, l’imagination décolle

Jouer avec papa et maman, c’est super, mais c’est pas pareil. Avec ses copains, bébé est sur la même longueur d’onde. Là où un adulte introduit des objectifs de jeu et des règles, les petits ne se mettent aucune pression dans leur exploration. Entre eux, ils sont impressionnants d’inventivité et d’imagination. Vers 3 ans, les petits entrent de plain-pied dans l’âge imaginatif.

Là où un adulte introduit des objectifs de jeu et des règles, les petits ne se mettent aucune pression dans leur exploration.

 

Bébé a son petit caractère, le jeu se corse

Bébé découvre que jouer avec son copain super zen ou avec sa copine toute turbulente, ça n’a rien à voir. Lui-même se révèle timide, ouvert, rêveur, agité, leader ou diplomate… ou encore énervant, manipulateur, bagarreur, cruel. Parfois, il s’entend bien avec les petits de la crèche. Parfois, il n’est pas d’accord. Parfois il a peur. Parfois, il s’ennuie. Bébé ressent une foule d’émotions. Le plaisir du jeu et de la découverte de l’autre l’emporte, mais jouer à plusieurs s’avère très complexe pour l’apprenti camarade. Il découvre qu’il va devoir composer avec ses petits alter égos.

Jouer ensemble, ce n'est pas si simple

A la crèche, notre adorable progéniture a mordu sa copine. Au palmarès de ses couacs, bébé-qui-mord est en bonne position. Pas loin de bébé-qui-ne-prête-rien et bébé-qui-ne-dit-pas-bonjour-à-la-dame. Pourtant, vers 3 ans, taper, crier, rien de plus normal. Des petits qui jouent ensemble, c’est loin d’être un long fleuve tranquille.

Prêter les jouets, aïe aïe aïe

Partager, bébé n’est pas du tout pour. Vers 2 ans, son instinct de propriété se développe, et son ballon, sa pelle, on n’y touche pas ! Il identifie clairement les affaires qui sont à lui ou non. D’ailleurs,  à cet âge, ses jouets sont bien plus qu’« à lui » : ils sont « lui »! Oui, c’est bizarre, mais les petits ne perçoivent pas encore le monde comme nous. Pour aider bébé à partager, on l’encourage et on argumente : ok le doudou, ça ne se prête pas. Mais la balle que tu délaisses, tu peux la prêter à ton copain qui a envie de jouer avec, non ? » Non. Pas cette fois. Mais patience. Ça viendra 😉

Vers 2 ans, son instinct de propriété se développe, et son ballon, sa pelle, sa maman, on n’y touche pas !

 

Mordre, taper, « je mords donc je suis »

Vers 2 ou 3 ans, mordre, c’est la routine. Nous, les adultes, on y voit à tort de l’agressivité : le petit monstre a eu envie de faire mal. Mais c’est plus complexe. « Un tout-petit a encore des gestes très impulsifs. Il doit apprendre à maîtriser ses émotions. C’est très difficile », explique Bénédicte Thiriez. Alors, mordre un témoignage de reconnaissance ? Eh pourquoi pas. En tout cas, à cet âge, mordre ou bousculer est une façon d’échanger avec les autres enfants. Le tout-petit n’a pas encore compris les limites du toucher et de la vie de groupe.

 

Parler pour mieux contrôler ses émotions

Il faut dire que bébé commence à peine à se faire comprendre. Avec les autres enfants, quand il n’y arrive pas, débordé par son émotion, faute de mots, bébé mord, il tire les cheveux. Ne pas savoir parler, c’est une grande frustration qui encourage les gestes impulsifs. Avec la maîtrise du langage, le tout-petit va s’exprimer par la parole et non plus avec son corps. Apprendre à mettre des mots sur les émotions dès le plus jeune âge permettra à l’enfant d’identifier ce qui lui arrive et d’apprendre à gérer ce sentiment / cette sensation qui s’impose à lui.

Avec la maîtrise du langage, le tout-petit va s’exprimer par la parole et non plus avec son corps. Echanger quelques mots va faire retomber la tension.

 

Fonctionner en groupe, c’est dur !

Ces embûches démontrent bien une chose : malgré leur désir de jouer ensemble, les enfants ne savent pas encore fonctionner en groupe. Ils vont avoir besoin d’être guidés. C’est là qu’intervient le rôle déterminant des adultes, qui vont les aider à progresser et à mieux se comporter dans le respect des autres et de la vie en communauté. Eh oui, pas si simple de jouer ensemble. Mais ça s’apprend.

Jouer ensemble, ça s'apprend

Qui n’a jamais couru comme un escargot pour laisser un petit gagner ? Pourtant, jouer à plusieurs implique potentiellement de perdre, de partager ses jouets, de respecter ses copains. En somme, de laisser une place aux autres ! Autant de règles sociales dont bébé, pétri d’émotions, est encore incapable. Le jeu va être un bon moyen de les lui enseigner.

Règle numéro 1 : on joue « chacun son tour »

Ce n’est pas un scoop, les tout-petits veulent tout, ici et maintenant. Pour jouer ensemble, il faut que chacun trouve sa place. Et pour ça, la condition de base est d’accepter d’attendre son tour. Sinon, rien n’est possible. Bien sûr, attendre suscite une émotion forte chez bébé. Il va devoir apprendre à patienter et supporter la frustration.

 

Règle n°1 bis : on ne blesse pas ses camarades de jeu

Se disputer une poupée, s’impatienter, perdre sont des occasions de mordre. Même si on le comprend à cet âge, cela ne se fait pas. Si cela se produit, il faut aider bébé à décrire sa colère : « tu étais énervé, et à cause de ça, tu as mordu la joue de ton copain ».

 

Bénédicte Thiriez conseille d’aider l’enfant à identifier son émotion sans l’enfermer dans un rôle de « mauvais » : on lui redit qu’il n’a pas le droit de blesser les autres. Cette règle de base est plus vite acquise à la crèche ou chez les assistantes maternelles, où les tout-petits ont une vie de groupe et sont donc plus fréquemment en contact avec ce type de situation.

 

Règle n°1 ter : Accepter de perdre et de gagner

Bébé perd à la course avec son copain, et là c’est le drame. Perdre, c’est pour lui un sentiment très difficile à gérer : celui de se sentir inférieur. Un bon moyen de le rassurer est de lui expliquer que les jeux, c’est une alternance de victoires et d’échecs. Cela n’a rien à voir avec ce qu’il vaut de manière générale : « Aujourd’hui tu as perdu, on refera une partie plus tard, et là tu vois tu gagneras ». A l’inverse, on apprendra à l’enfant qui gagne à ne pas avoir de sentiment de supériorité. Il savoure sa victoire mais sait que la victoire à la prochaine partie n’est pas certaine.

Perdre, c’est que pour lui, c’est un sentiment très difficile à gérer, celui de se sentir inférieur.

 

Les jeux coopératifs avant les jeux de compétition

Avec les jeux coopératifs, il n’y a ni perdant ni gagnant : on est ensemble et on va réussir ensemble à faire quelque chose. « Cela favorise la confiance en soi de l’enfant car il ne fera pas face à des échecs répétés », nous dit Bénédicte Thiriez. Les petits sont tous au même niveau, c’est le plaisir du jeu pour le jeu. Et cela évite la compétition, pour laquelle ils sont encore trop jeunes. Par exemple, on construit une tour ensemble, en déposant un cube chacun son tour.

Avec les jeux coopératifs, il n’y a ni perdant ni gagnant : on est ensemble et on va réussir ensemble à faire quelque chose.

 

Les jeux d’imitations pour apprendre le savoir-vivre

Ces mises en scène peuvent être tordantes car les petits imitateurs reproduisent la vie de tous les jours du haut de leurs 3 ans. Ces jeux d’imitations donnent aussi l’occasion d’apprendre le partage des jouets, dire bonjour et merci à la petite marchande. Ils les encouragent à faire de la place à chacun dans le jeu.

 

La télé, l’antijeu par excellence

Avec tout ça, le jeu collectif n’est pas simple. Mais pour vivre en groupe, bébé doit en faire l’expérience, surmonter ses frustrations et se mêler aux autres. La télé le prive de ces besoins. Ayant comblé son désir d’être diverti, un enfant ne cherche plus autant à jouer avec les autres. Ce serait bien dommage. Car comme l’illustre un très beau proverbe africain : « Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ».

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