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La diversification alimentaire de bébé, étape par étape

Comment nourrir au mieux mon tout-petit pour lui transmettre de bonnes habitudes alimentaires ? Quand faut-il commencer la diversification alimentaire ? Quels légumes proposer en premier ? Quand peut-on introduire la viande ? Comment s’y prendre ? Quelles sont les étapes à respecter ? Y a-t-il des aliments à éviter pour les allergies ? Et que faire si mon bébé refuse de manger ? Autant de questions que les jeunes parents vont inéluctablement se poser à cette période. Résumé des grandes étapes et parcours fléché pour ne rien rater !

Les 6 grandes étapes de la diversification alimentaire

  1. De la naissance à 4/6 mois : lait maternel exclusivement.
  2. De 4 à 6 mois : après accord du médecin, introduction des légumes, fruits et céréales infantiles en purées lisses, finement mixées.
  3. De 6 à 8 mois : introduction de la viande, du poisson et des œufs, bien cuits à cœur; découverte de textures plus grumeleuses, avec de petits morceaux fondants.
  4. De 8 à 12 mois : morceaux tendres de plus en plus présents.
  5. De 12 à 18 mois : variation des goûts et des textures avec des plats plus élaborés.
  6. De 18 à 36 mois : les bébés mangent presque comme les grands, mais les quantités doivent être adaptées à leurs besoins nutritionnels. Attention à ne pas saler ni sucrer les plats.

Quand commencer la diversification alimentaire ?

Votre petit de 4, 5 ou 6 mois sait tenir sa tête, il est capable de tenir assis avec un support, et il porte des objets à sa bouche ? Le moment est venu d’interroger votre médecin pour savoir si vous pouvez commencer la diversification alimentaire.

 

Si vous avez le feu vert, choisissez un jour où vous ne serez pas bousculé afin de pouvoir accorder toute l’attention nécessaire à votre bébé. Karine Garcette, gastro-pédiatre, conseille : « Il faut que l’enfant soit assis correctement dans une ambiance sereine et que l’un des parents soit disponible pour lui. » Préférez le midi, avant sa tétée, quand il est affamé et ouvre une large bouche. Si vous le sentez frustré de ne pas obtenir le lait auquel il s’attendait, arrêtez de lui proposer une cuillère et réessayez en fin de repas (une fois rassasié, il sera peut-être mieux disposé).

Quels légumes proposer en premier ?

Plein de choix s’offrent à vous : par exemple, la carotte, le potiron, les épinards, les haricots verts, le blanc de poireau, les petits pois, le panais, la courgette… Il est primordial que le légume choisi soit bien cuit et que la texture obtenue après mixage soit très lisse pour ne pas perturber bébé.

 

Il est recommandé de ne présenter qu’un seul légume à la fois à votre tout-petit. Cela lui permettra de bien identifier son odeur, sa couleur, son goût et sa texture. Variez le légume chaque jour de la semaine, et alternez (vous proposerez à nouveau, au bout de quelques jours, ceux déjà goûtés).

Comment préparer la première purée ?

Choisissez un légume bio ou du jardin, et ajoutez-y éventuellement un morceau de pomme de terre (ce féculent a l’avantage de ne pas modifier le goût et il est idéal pour lisser la mixture). Il est important de toujours bien laver, éplucher, rincer et épépiner les légumes. Il suffit ensuite de les cuire environ 15 à 20 min à la vapeur (tout dépend du légume choisi, bien sûr, les carottes ont besoin d’un temps plus long que les courgettes ou les haricots verts), de les mixer en purée extra-lisse et… c’est prêt !

Et pour les fruits ?

Pour initier bébé aux plaisirs des fruits, vous pouvez commencer, par exemple, par la pomme, la poire, la banane, la pêche, l’abricot… Donnez-les lui toujours lavés, épluchés, cuits et mixés. Vous pouvez ajouter de la pomme lors de la confection de la purée de fruits afin que la texture soit moins fluide. Et ne présentez qu’un fruit à la fois.

Les céréales

La première étape de la diversification permet également de faire découvrir les céréales aux tout-petits, dès 4/6 mois. Les céréales infantiles sont de précieuses alliées pour débuter cette initiation. Pour commencer, choisissez des céréales infantiles sans gluten. Cette protéine végétale, présente par exemple dans le blé et ses dérivés, l’orge, le seigle, peut être mal tolérée par certaines personnes. Commencez par des céréales infantiles à base de riz, par exemple, avant de proposer celles à base de blé. La règle d’or demeure la même : toujours proposer de petites quantités, en les augmentant progressivement au fil des repas.

Commencez par des céréales infantiles à base de riz.

Quelle quantité pour commencer ?

Pour entamer la diversification, vers 4/6 mois, et en accord avec votre médecin, proposez quelques cuillères au début. Encore une fois, il ne s’agit pas de nourrir bébé, mais d’une exploration des goûts. Vous pourrez augmenter les quantités au fur et à mesure.

La diversification alimentaire d’un bébé de 6 à 8 mois

Après les légumes et les pommes de terre, les fruits et les céréales infantiles, voici le tour du poisson, de la viande et des œufs, toujours bien cuits à cœur (d’abord mixés, puis coupés en tout petits morceaux fondants). Pour faire découvrir à bébé ces produits riches en protéines et sources de fer, la règle est toujours la même : on lui présente l’aliment en douceur, on commence par de petites quantités, qu’on augmente au fur et à mesure. La position reste identique : l’enfant est assis le dos bien vertical dans sa chaise haute et sous la surveillance permanente d’un adulte.

Après les légumes et les pommes de terre, les fruits et les céréales infantiles, voici le tour du poisson, de la viande et des œufs.

Quelle quantité de protéines animales à 6 ou 7 mois ?

Il faut veiller à proposer au maximum :

  • 10 g de viande ou de poisson (toujours bien cuits à cœur), soit l’équivalent de 2 cuillères à café,
  • ou 1/4 d’œuf dur.

Les besoins en lipides

Pour contribuer à satisfaire ses besoins en matières grasses (aussi appelés « lipides », essentiels à la bonne santé de bébé), il est important d’ajouter à ses purées un filet d’un mélange d’huiles ou de l’huile de noix et, de temps en temps, une noisette de beurre.

À la découverte de nouvelles textures

Autre point clé de cette étape : il faut veiller à diversifier non pas uniquement les variétés d’aliments, mais aussi les textures ! Une fois que le tout-petit est familiarisé avec les purées de légumes (avec ou sans viande, poisson, œuf) et les compotes (purées de fruits sans sucre ajouté), pensez, par exemple, à lui proposer des préparation aux textures plus grossières, écrasées à la fourchette ou au moulin à légumes.

Le menu type d’un bébé entre 6 et 8 mois pour couvrir ses besoins nutritionnels

Matin (petit

déjeuner)

Midi (déjeuner)GoûterRepas du soir
Lait maternel ou lait de suite.

Produit laitier adapté

lait maternel

ou

210 ml d’eau + 7 mesurettes de Blédilait 2 ou 250 ml de Blédilait 2 liquide

+/- 10 g de céréales Blédine

1 laitage infantile adapté à l’âge, donné à la cuillère (occasionnellement, à la place du fruit)lait maternel

ou

180 ml  d’eau + 6 mesurettes de Blédilait 2 ou

200 ml de Blédilait 2 liquide

lait maternel  ou

210 ml d’eau + 7

mesurettes de Blédilait 2

ou

250 ml de Blédilait 2 liquide

Viande/poisson/œuf10 g (2 c. à c.) de viande ou de poisson cuits à cœur et mixés

ou

1/4 d’œuf dur cuit à cœur

LégumesLégumes grossièrement mixés avec des féculentsLégumes et éventuellement féculents en purée
Fruits100 g de purée de fruits

ou

1 fruit cru bien mûr écrasé (à la place du laitage)

100 g de purée de fruits

ou

1 fruit cru bien mûr écrasé

Divers1 filet d’un mélange

d’huiles

1 filet d’un mélange

d’huiles

Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.

L’alimentation d’un bébé entre 8 et 12 mois

Vers 8 mois, la mastication des bébés s’améliore, avec ou sans dents. Avec leur langue, ils apprennent à déplacer les aliments dans leur bouche. Ils sont davantage à même d’apprécier les plats plus élaborés, avec des petits morceaux fondants.

Nouvelles textures, nouvelles saveurs

Même dépourvu de dents, un bébé de 8 mois commence à maîtriser l’art d’écraser des aliments avec ses gencives. Il peut donc découvrir de nouvelles consistances (aliments moulinés, écrasés ou en petits morceaux) ou encore un croûton de pain – toujours assis, le dos bien droit et sous la surveillance d’un adulte.

Curieux de tout, le tout-petit est tout disposé à découvrir et apprécier les nouvelles saveurs apportées par le mélange de différents ingrédients et l’ajout d’herbes aromatiques ou les épices. En un mot : il savoure les nouveaux petits plats proposés lors de ses repas. Quel plaisir pour vous d’y contribuer !

Les allergènes majeurs

Il en existe 14 principaux : gluten (blé, orge, seigle, avoine…), crustacés, poissons, œufs, soja, lait (y compris lactose), fruits à coque, cèleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites, lupin et mollusques. Sauf contre-indications médicales, pas besoin cependant d’en retarder l’introduction.

Pour rester serein quand vous proposez pour la première fois un de ces aliments à votre enfant, une seule règle d’or : commencez par de toutes petites quantités et augmentez-les à chaque nouvelle présentation, afin de pouvoir bien identifier d’éventuelles réactions.

Une seule règle d’or : commencez par de toutes petites quantités et augmentez-les à chaque nouvelle présentation, afin de pouvoir bien identifier d’éventuelles réactions.

Quelle quantité de viande/poisson/œuf à 8 mois ?

On peut proposer :

  • 20 g de viande ou de poisson (toujours bien cuits), soit l’équivalent de 4 cuillères à café,
  • 1/3 d’œuf dur.

Le menu type d’un bébé entre 8 et 12 mois pour couvrir ses besoins nutritionnels

Voici la base des menus d’une journée type pour les bébés âgés de 8 à 11 mois.

Matin (petit

déjeuner)

Midi (déjeuner)GoûterSoir (dîner)
Lait maternel ou lait de suite.

Produit laitier adapté

lait maternel

ou

240 ml d’eau + 8 mesurettes de Blédilait 2

ou

250 ml de Blédilait 2 liquide

+/-10 g de céréales Blédine

1 laitage infantile

adapté à l’âge, à la cuillère (occasionnellement, à la place du fruit)

lait maternel

ou

210 ml d’eau + 7 mesurettes de Blédilait 2

ou

250 ml de Blédilait 2 liquide

lait maternel

ou

90 ml d’eau + 3 mesurettes de Blédilait 2

ou

100 ml de Blédilait 2 liquide

Viande, poisson, œuf20 g (4 c. à c.) de viande ou de poisson cuits à cœur et mixés

ou

1/3 d’œuf dur cuit à cœur

LégumesLégumes grossièrement mixés (80 g au minimum) avec des féculentsLégumes (80 g au minimum) accompagnés de féculents en purée écrasée

ou

occasionnellement, 1 soupe

Fruits100 g de purée de fruits ou des petits morceaux de fruits fondants (à la place du laitage)100 g d’une purée de fruits ou des petits morceaux fondants de fruits

ou

occasionnellement, 1 quignon de pain

ou

à partir de 10 mois, 1 biscuit adapté à bébé

Divers1 filet d’un mélange d’huiles1 filet d’un mélange d’huiles 

 

Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.

L’alimentation d’un bébé enfant entre 12 et 18 mois

Bébé grandit et, avec lui, la palette des saveurs et des textures proposées dans son assiette s’étoffe. Il découvre les haricots verts en petits morceaux, par exemple. C’est le moment d’introduire des crudités, d’abord râpées, puis en plus gros morceaux… Essayez avec les carottes ! Le fait de vivre ces nouvelles expériences sensorielles dès le plus jeune âge contribuerait à aider les enfants à manger de tout, plus tard.

 

La palette des saveurs et des textures proposées dans son assiette s’étoffe.

Des besoins nutritionnels spécifiques

Attention, jusqu’à leurs 3 ans, les petits enfants ont des besoins nutritionnels bien spécifiques, et certains produits alimentaires sont encore à éviter, même si le reste de la tablée en mange.  Par exemple, c’est le cas des produits laitiers au lait cru pour lesquels il faudra attendre les 3 ans de l’enfant avant de lui en proposer.

Le menu type d’un enfant entre 12 et 18 mois pour couvrir ses besoins nutritionnels

Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.

 

Petit déjeunerDéjeunerGoûterDîner
Produit laitier infantile240 ml (8 mesurettes) de Blédilait Croissance

ou

250 ml de Blédilait Croissance+ liquide

240 ml (8 mesurettes) de Blédilait Croissance

ou

250 ml de Blédilait Croissance+ liquide

1 laitage adapté à l’âge
Viande/poisson/œuf30 g de viande ou de poisson mixés

ou

1/2 œuf dur

Légumesmoulinés ou en petits morceaux avec des féculentsmoulinés ou en petits morceaux avec des féculents
Fruits1 fruit1 fruit1 fruit1 fruit
Divers1 tartine de pain beurré +/- de confiture1 filet d’huile végétale ou 1 noisette de beurre1 filet d’huile végétale ou 1 noisette de beurre

L’alimentation d’un bébé enfant entre 18 et 36 mois

Cette dernière étape consiste à explorer toujours plus d’horizons sensoriels (en termes de goûts, de textures…), à acquérir de bonnes habitudes à table, à devenir autonome et à affirmer ses préférences. Bien sûr, le rythme dépend de chacun. Au bout de ce parcours se dessine la promesse d’un avenir plein d’équilibre et de plaisirs à table.

Le menu type d’un enfant entre 18 et 36 mois pour couvrir ses besoins nutritionnels

Ce menu est donné à titre indicatif. Il est important de respecter l’appétit de l’enfant.

 

Petit déjeunerDéjeunerGoûterDîner
Produit laitier infantile250 ml de Blédilait Croissance+1 produit laitier ou yaourt, ou fromage frais adapté à l’âge250 ml de Blédilait Croissance+1 produit laitier ou yaourt ou fromage frais adapté à l’âge
Viande/poisson/œuf30 g de viande ou de poisson mixé

ou

1 œuf dur

Légumescuits ou en crudités avec des féculentscuits en morceaux avec des féculents
Fruits1 fruit1 fruit1 fruit1 fruit
Divers20 g de céréales Blédine® Croissance ou 1 tartine de pain beurré +/- confiture1 filet d’huile végétale ou 1 noisette de beurre1 ou 2 biscuit(s) adapté(s) à l’âge1 filet d’huile végétale ou 1 noisette de beurre

Que faire quand bébé refuse de manger ?

À partir de 18 mois, 2 ans, lorsque les enfants entrent en pleine phase du « non », c’est à l’adulte de faire preuve de souplesse. S’il se montre trop ferme et rigide, un rapport de force risque de s’installer. Le rôle des parents est donc de rester calmes, en toutes circonstances, pour ne pas que le repas devienne une source de conflit. Ainsi, il est important d’accepter le refus et d’essayer de proposer à nouveau l’aliment refusé quelques jours plus tard, sous une autre forme, par exemple. Le duo gagnant à se rappeler en toute occasion, c’est « patience et persévérance »

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