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Comment endormir bébé ?

Comment aider votre bébé à sombrer dans le sommeil en toute confiance ? Comment l’accompagner au mieux pour qu’il s’endorme sans pleurs ? L’endormir dans ses bras, est-ce une solution, ou un piège ? Quelles routines et rituels du soir mettre en place ?

Il n’y a pas de méthode miracle, et le sommeil des bébés ne se commande pas, mais il existe des conditions propices à son arrivée. Pour que votre bébé plonge dans les bras de Morphée en toute sérénité, voici quelques conseils et astuces. Ils vous aideront à endormir votre bébé.



L’endormir dans les bras ou pas ?

Les premières semaines de sa vie, votre bébé s’endort très souvent dans vos bras. Tout d’abord car il dort énormément (un nouveau-né dort environ 20 heures par jour), ce qui explique que, pour profiter de lui et le câliner, vous le teniez endormi dans vos bras ! Par ailleurs, les tout-petits s’endorment la plupart du temps à la fin de la tétée, au sein ou au biberon, car l’effort qu’elle a nécessité les a épuisés : à peine rassasiés, ils sombrent dans le sommeil.

Et puis, votre enfant vient juste de naître : vous avez tous deux besoin de ce corps à corps pour faire connaissance. Vous pour humer son odeur, sentir sa chaleur, examiner ses traits et analyser ses expressions. De son côté, lui aussi a besoin de se sentir en sécurité, entouré par une présence rassurante. Après 9 mois de vie utérine où il était enveloppé dans un cocon, le vide l’effraie. C’est d’ailleurs pour cela que certains bébés ont besoin d’être emmaillotés. L’emmaillotage recrée cette sensation de limitation de l’espace, d’écran protecteur, qui aura pour effet de calmer l’enfant. Et quoi de mieux que les bras d’une maman ou d’un papa bienveillant, attentif et vivant, pour se laisser aller au bien-être d’un sommeil ouaté ? Les 6 premiers mois, votre bébé est dans la période dite de l’attachement : les liens qu’il construit pendant cette période avec ses « figures d’attachement », c’est-à-dire vous, ses parents, sont primordiaux pour son développement. Il a besoin de se sentir en sécurité, constamment porté, bercé, câliné… Plus le bébé développera un lien d’attachement stable et solide, mieux il saura gérer les situations difficiles, inhérentes à une vie sociale, tout au long de sa vie.

Rapidement, le sommeil du bébé évolue et les périodes d’éveil se multiplient et s’allongent. En fonction des besoins exprimés par votre bébé au fur et à mesure qu’il grandit, tentez de le coucher dans son lit pour qu’il se familiarise avec, qu’il s’y sente bien et en sécurité. Il aura, au fil du temps, de moins en moins besoin d’être porté ou bercé pour trouver le sommeil et parviendra à s’endormir par ses propres moyens.

Faites du lit de votre enfant un espace accueillant, dédié au sommeil : ne l’y placez pas pour jouer, ce n’est pas un parc et cela brouillerait le message que vous lui envoyez. Évitez les mobiles trop distrayants, desquels votre enfant aura du mal à décrocher son attention. Réservez-les plutôt pour les moments d’éveil.

Les nourrissons s’endorment la plupart du temps à la fin de la tétée, au sein ou au biberon, car l’effort qu’elle a nécessité les a épuisés.

L’importance du rituel du coucher

De même que vous allez accompagner votre enfant dans ses apprentissages pour bien manger, vous allez l’accompagner dans ses acquisitions pour bien s’endormir. Pour cela, instaurez une routine d’endormissement, c’est-à-dire un ou plusieurs rituel(s) du coucher que vous respecterez à chaque mise au lit. Cette routine aura pour effet de sécuriser votre enfant et de le mettre en condition d’accepter la séparation d’avec vous pour reprendre des forces dans le sommeil.

Évitez tout ce qui aurait pour effet de l’exciter (les chatouilles, les éclats de rire, les cache-cache, mais aussi toute exposition aux écrans…), et privilégiez ce qui vous permettra de le quitter le sourire aux lèvres, détendu et serein.

Quelques idées de rituels du coucher :

  • un massage des jambes et des pieds, accompagné d’une chanson douce (« fais dodo, Colas, mon p’tit frère… », « meunier, tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite… ») ;
  • une comptine mimée en langue des signes bébé pour se dire « bonne nuit » ;
  • la « lecture » d’un petit livre, en pointant les images et en répétant les mots ;
  • l’adoption d’une position liée à l’endormissement dans le lit – la tête dans un angle, la main sous la joue, ou autre…
  • une petite phrase de séparation, différente selon qu’il s’agit d’une sieste ou d’une nuit. Pour une sieste, ce peut être : « Je viens te chercher tout à l’heure, après un petit repos, pour jouer avec toi. ». Pour le soir, dites plutôt : « Je te souhaite une bonne nuit, je vais aller me coucher moi aussi pour te retrouver demain en pleine forme ! »
  • un gros câlin avec des bisous à différents endroits, dont les paupières fermées, par exemple

Une ambiance sereine

De la même façon qu’un adulte a du mal à trouver le sommeil après un film angoissant, une dispute avec son conjoint ou encore une séance de sport intensive, on ne peut demander à un bébé de s’endormir dans un contexte trop stimulant, de tension ou d’excitation. À vous donc, ses parents, de veiller à lui ménager les meilleures conditions possibles pour qu’il s’endorme.

Cela signifie qu’au cours de la journée, il est conseillé d’éviter de le sur-solliciter. En effet, même si on a tous à cœur d’éveiller nos enfants,  il est important de lui laisser le temps de rêver, de se recentrer sur lui, de se replier dans son intériorité. Nul besoin de lui présenter des jouets ou de lui proposer des activités en permanence.

Lorsque vous couchez votre bébé, essayez autant que possible de laisser vos propres soucis à la porte de sa chambre et à ne vous concentrer que sur lui. Votre bébé ressent toutes vos tensions et perçoit le monde à travers vos états d’âme. Si vous êtes tendus, irrités, anxieux, il le sentira et aura sans doute du mal à s’abandonner sereinement au sommeil. Le mieux, dans ce cas-là, est de verbaliser vos humeurs et de les dédramatiser : « Je suis contrarié par ce qui m’est arrivé aujourd’hui, mais cela n’a rien à voir avec toi, et je suis très content d’être là pour te mettre au lit. »

Certains parents ont peur que leur enfant soit perturbé par le bruit environnant (la télévision qu’ils regardent, la circulation, les conversations…) et placent des émetteurs de bruits blancs dans la chambre de leur enfant pour couvrir les parasites. Cela ne semble pas nécessaire, dans la mesure où, déjà in utero, le bébé percevait les sons et cela ne l’empêchait pas de dormir. Souvent, les enfants de parents musiciens n’ont d’ailleurs aucune difficulté à s’endormir alors que des membres de la famille répètent un morceau !

À l’inverse, d’autres parents, qui veulent habituer leur enfant à dormir en toute circonstance, font exprès de mettre un fond sonore. Cela pourrait, chez certains enfants, devenir problématique en faisant dépendre le bébé d’une musique ou de certains bruits particuliers pour plonger dans le sommeil. Autant ne pas générer d’habitude trop contraignante chez votre enfant…

Déjà in utero, le bébé percevait les sons et cela ne l’empêchait pas de dormir !

Un rythme régulier toute la journée

L’un des secrets d’un endormissement serein chez les enfants, c’est la régularité des rythmes au cours de la journée. Veillez à respecter, autant que faire se peut, des heures de repas et de coucher fixes, que ce soit à la sieste ou au coucher du soir, pour ne pas perturber les habitudes de votre enfant.

Un soupçon de fermeté

Coucher votre bébé nécessitera peut-être un peu de fermeté à un moment ou à un autre… Même un enfant qui n’a pas de problèmes de sommeil et qui s’est toujours endormi facilement va, un jour ou l’autre vous dire qu’il n’a pas envie d’aller au lit. Quoi de plus normal ? Il préfèrerait continuer à jouer ou passer plus de temps avec vous à lire des histoires ! À partir du moment où vous estimez que votre enfant est fatigué et a besoin de dormir (et qu’il n’y a pas d’éléments perturbateurs comme une maladie par exemple), soyez ferme et respectez le cadre établi en lui rappelant les règles avec bienveillance.
Placez l’enfant dans son lit et expliquez-lui gentiment, mais avec conviction, qu’il est l’heure de dormir. Dites-lui aussi d’un ton rassurant que vous êtes à proximité, mais que vous le laisserez dans son lit pour qu’il s’endorme sereinement et en toute sécurité. C’est trop chouette : demain, une fois tout le monde reposé, vous pourrez mieux vous retrouver pour faire des activités ensemble !

Les réveils nocturnes

Les réveils nocturnes sont très éprouvants s’ils sont nombreux.  Nous, parents, assommés de fatigue, avons parfois du mal à avoir les idées claires. Impatients de nous recoucher, nous pourrions être maladroits dans les messages envoyés à notre enfant, en lui proposant à manger, par exemple, alors que le réveil n’est pas une question de faim, ou en nous énervant tout en prenant l’enfant dans nos bras.

Il convient d’analyser les causes de ces réveils nocturnes, en fonction de l’âge de l’enfant : certains réveils sont dus à des terreurs nocturnes ou des cauchemars. Bébé peut aussi avoir un sommeil agité car il est fiévreux.

Mais à partir du moment où vous aurez la conviction que votre petit bout est en mesure de dormir une nuit complète (vers 6 mois en moyenne. Pour les âges indicatifs, reportez-vous à cet article : https://www.bledina.com/a-quel-age-bebe-fait-ses-nuits/) adoptez la même conduite, vous et votre conjoint :

  • Lorsque votre bébé se met à pleurer au milieu de la nuit et qu’il ne se rendort pas, allez le voir pour vérifier qu’il n’est pas malade. Si tout va « bien », rassurez-le, en lui parlant à voix basse, sans allumer la lumière de sa chambre. Dites-lui qu’il est en sécurité dans son lit, caressez-lui le dos ou la tête pour qu’il se calme. Si besoin, prenez-le dans vos bras pour lui faire un câlin et l’aider à se calmer, puis dites-lui doucement que vous allez le reposer dans son lit pour qu’il dorme et allez vous-même retourner vous coucher.
  • Recouchez votre bébé dans son lit puis retournez vous coucher.
  • Si votre enfant recommence à pleurer, laissez-le essayer de se calmer seul durant quelques minutes, selon l’intensité de ses pleurs et votre capacité à les laisser s’exprimer. De la même manière, s’il ne parvient pas à se rendormir seul, retournez dans sa chambre pour l’aider à se calmer : sans lumière, sans bruit, avec fermeté et bienveillance. Retournez ainsi dans sa chambre autant de fois que nécessaire. Petit à petit, si vous l’accompagner avec patience et bienveillance, votre enfant acquerra confiance en sa capacité à replonger seul dans le sommeil et y parviendra.

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