On mange mieux
quand on est curieux
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Comme les grands

Samedi matin. Notre petit bout trottine à nos côtés. Il veut nous aider à étendre le linge. On pourra en reparler dans 15 ans, mais aujourd’hui, ça l’amuse beaucoup. Bébé, fée du logis ? Non, bébé, petit imitateur et fier d’avoir des responsabilités de grand. Un moyen pour lui d’apprendre. Et bientôt un jour, il sera grand lui aussi !

Bébé, petit imitateur

Bébé pianote sur notre téléphone. Encore ?! Pourquoi cette obsession pour le nôtre alors qu’il en a un super en plastique ? D’abord, parce que si on passe du temps avec, c’est que ça doit être drôlement intéressant. Ensuite, parce que la pâle copie en jouet, ça n’intéresse ni papa ni maman, donc il veut le vrai ! Eh oui, bébé imite ses parents. Et pas qu’un peu : il a envie de faire tout comme les grands.

 

Bébé imite ses parents pour apprendre

Notre petit bout est sorti de l’apprentissage de la marche, il est plus indépendant et il veut continuer à développer son autonomie. Or qui est son plus beau modèle ? Papa et maman. « Bébé sait que ce sont ses parents qui vont tout lui apprendre. Ce sont ses figures d’attachement principales », nous dit Bénédicte Thiriez, puéricultrice. Notre petit mime observe depuis des mois avec attention nos gestes du quotidien, nos mimiques, notre langage. Il a compris qu’imiter est la base fondamentale de tous ses apprentissages et son passeport pour l’autonomie.

Bébé sait que ce sont ses parents qui vont tout lui apprendre.

 

Bébé mange comme un grand

Cette imitation a aussi un rôle social : le tout-petit fait ce qui se fait. Il veut appartenir à la norme. Au départ, il a un peu peur. Par exemple, il commence à manger avec les doigts. Et tout doucement, en voyant faire ses parents, il veut lui aussi prendre la cuillère. « Il a la volonté de faire comme les autres et de montrer qu’il grandit, lui aussi. »

 

On montre l'exemple

Les parents, modèles ? Alors gare aux incohérences ! « Si le parent dit quelque chose et fait son contraire, le petit ne peut pas comprendre. » Bébé mangera son assiette de brocolis s’il voit papa la manger. Il ignorera la télé si elle est souvent éteinte. Appliquer nos principes d’éducation est le meilleur moyen de les faire adopter par les enfants qui nous imitent en tout.

Bien sûr, bébé est câlin parce qu’il en reçoit des tonnes. Alors, elle est où notre grosse bouille, qu’on la mange de bisous ?

Bébé observe et reproduit tout

Le petit radar de bébé se perfectionne. Son acuité visuelle est de 4/10e. Sa vision de loin s’améliore. Il voit mieux les couleurs, même si c’est encore sans trop de nuances. Pour continuer d’affiner son sens visuel, les jeux d’éveil gais et colorés sont super. Les livres et les images notamment épanouissent son imagination et sa créativité.

 

Curieux, mobile et touche-à-tout

Un ballon qui roule. Un avion qui passe dans le ciel. Et ce chien qui court dans le parc. Rien n’échappe à notre petit observateur. Il peut désormais suivre les objets en déplacement rapide.

 

Sa curiosité redouble, bébé marche, et ne tient plus en place. Les objets qui ont un intérêt visuel et sonore l’attirent tout particulièrement. Son intérêt pour un objet est également décuplé s’il voit un « grand » le manipuler !

 

Le miroir, un super accessoire!

Voilà un outil qui fascine notre tout-petit depuis toujours. Vers 4 mois, miroir posé à l’horizontal au ras du sol, bébé à plat ventre relevait sa tête pour s’y voir (excellent pour la tonicité soit dit en passant). À présent, posé à la verticale, il l’aide à s’identifier. Notre bout de chou découvre à quoi il ressemble. Le reflet de son image l’étonne et l’amuse. Le petit pitre y fait des grimaces, mime des émotions. Fous rire et apprentissages garantis !

 

 

Le pouvoir des odeurs

Pour tout enregistrer, la mémoire olfactive prête main forte à la mémoire visuelle. D’ailleurs, bébé se sert depuis toujours de son nez pour voir. C’est avec lui qu’il voit d’abord sa maman. C’est aussi l’âge où il adore jouer au jeu du « qu’est-ce-que c’est ? » : on bande ses yeux, le petit loup goûte, hume les saveurs et tente de les reconnaître. Il enrichit ainsi son répertoire d’odeurs (et son vocabulaire !). Et il s’amuse, bien entendu !

Bébé est tout ouïe pour apprendre à parler

L’imitation est la base de l’acquisition du langage. C’est pourquoi il est important de bien prononcer. Bébé tout ouïe reçoit aussi l’information avec ses yeux : lui parler en le regardant bien en face avec une bonne intonation l’aide à mieux placer ses lèvres et sa langue. Pour autant, rien ne sert de forcer les choses. Au début, mieux vaut éviter de trop le reprendre sur la qualité de sa prononciation.

L’imitation est la base de l’acquisition du langage. C’est pourquoi il est important de bien prononcer.

 

Bébé imite le monde

Vroum ! pour imiter la voiture, c’est un début. Notre petit perroquet reproduit ce qu’il entend et mémorise les sons. C’est comme ça qu’il acquiert le langage. La répétition de mots et de sonorités simples l’encourage à s’exprimer. À 18 mois, bébé imite les animaux et sait même les reconnaître en y associant une image.

 

Des premiers mots aux premières phrases

À 18 mois,  bébé a près de 20 mots, vers 24 mois, entre 50 et 100, et à 6 ans, près de 14 000 ? Waouh ! Le tout-petit est en pleine explosion de son vocabulaire et la rapidité d’acquisition est impressionnante. Et puis arrive la grammaire : associer 2 mots, puis 3, et construire ses premières phrases. Il comprend toutes les questions simples et y répond à sa manière. À présent, il ne communique plus seulement avec des comportements. Il traduit aussi ses émotions, ses besoins et ses envies avec des mots. Il imite papa et maman. Attention aux caricatures !

À 18 mois,  bébé a près de 20 mots, vers 24 mois, entre 50 et 100, et à 6 ans, près de 14 000 ? Waouh !

 

Mer… credi ! ces mots qu'on surveille !

Tant qu’il ne parlait pas, on en prenait peu conscience, voire on oubliait que bébé nous écoute attentivement. Maintenant qu’il parle, prend nos intonations et nous imite à la perfection au volant en train de râler, on ne sait plus où se mettre. C’est le moment d’être exemplaire avec notre vocabulaire. Sinon, en toute innocence, il va prendre nos vilains tics de langage, ou dire des gros mots.

Apprendre à parler avec une berceuse

Bébé adore notre voix et ne s’en lasse pas. Et pour l’encourager à parler, rien de mieux que d’échanger avec lui et partager ses émotions autour d’activités simples et ludiques. Parmi les méthodes qui ont fait leurs preuves : la lecture, les comptines et les chants. C’est aussi super de profiter de moments de la vie de tous les jours pour jouer et enrichir son vocabulaire et entraîner sa mémoire. Par exemple, dans le bain, on nomme les parties du corps et lui fait répéter ensuite.

À quoi bébé peut-il participer ? Tout, ou presque

La position debout : maîtrisée. Coordonner des gestes : facile ! Sa coordination main-œil : bien avancée. Oui, bébé est prêt pour appliquer ses compétences dans les tâches du quotidien.  Il peut préparer un gâteau en versant un gobelet de farine dans le saladier. Se laver dans le bain avec son gant. Passer l’éponge sur sa petite table. Mais aussi vider le linge de la machine, arroser une plante, ranger les courses. Et tout seul comme un grand, à côtés de papa et maman.

 

Mettre la vie de tous les jours à hauteur de bébé

Pour répondre à son envie de faire tout seul, on lui permet de participer à hauteur de ses capacités et à son rythme.

 

Pour ça, on adapte un peu l’environnement avec du matériel conçu pour sa taille et à sa force. Dans la cuisine, à nos côtés, sur un bout d’étagère basse, il peut trouver sa vaisselle, dresser son couvert au moment du dîner, et le ranger une fois propre. Dans l’entrée, une petite chaise et un petit porte-manteau lui permettent de retirer chaussures et manteau et de les ranger.

On adapte un peu l’environnement avec du matériel adapté à sa taille et à sa force.

 

L'important, c'est de participer

Le but n’est pas qu’il étende le linge à notre place, on est d’accord ! Il ne fera pas ces gestes à la perfection, voire il y aura un peu de casse (qu’il faudra accepter). Mais à nos côtés, tout en nous observant, le petit apprend à faire comme les grands, il se rend utile. Les gestes répétés l’aident à affiner ses mouvements, à faire attention à ce qui est fragile. Il se responsabilise. Il gagne aussi en confiance. Une bonne préparation pour l’école, où il devra bientôt faire plein de gestes tout seul. Comme les grands !

Les jeux d'imitation, des jeux symboliques

Notre petit imitateur adore jouer à « faire semblant comme les parents ». Il joue au papa et à la maman ou à la marchande avec ses poupées. Il joue à la maîtresse avec sa grande sœur déjà en maternelle. Il fait parler ses personnages imaginaires par des bruitages ou des mots. Bébé met en scène ses observations. Il imite la vie par le jeu.

 

Bébé joue avec de vrais objets

« Le jeu de la dînette est souvent le premier jeu d’imitation», nous apprend Bénédicte Thiriez, puéricultrice. Et c’est encore mieux quand on peut utiliser des vrais ustensiles de cuisine ! Pour l’enfant, c’est valorisant de pouvoir jouer avec les objets utilisés par les parents. Inversement, si on accorde de l’intérêt aux jouets des petits en entrant dans leur univers, ils se les approprieront beaucoup plus facilement.

 

Le Roi du silence, un jeu génial

Notre petit moulin à parole parle de mieux en mieux. C’est le moment de jouer avec lui au Roi du silence : le premier qui fait du bruit ou crie a perdu ! En jouant à faire le moins de bruit possible, bébé nous imite : il chuchote, module sa voix. Il marche sur la pointe des pieds. Il développe sa connivence avec son partenaire, et apprend à comprendre autrement que par des mots. Au final, ce jeu l’aide à tenir compte des autres et à prendre conscience de lui-même.

 

Le jeu des statues : Mimer avec son corps

Si bébé  a confiance en son corps et peut faire « comme les grands », il adorera le jeu des statues. On prend une position drôle, et il doit nous imiter. Tout en jouant, le petit acrobate renforce son sens de l’équilibre et ses appuis. Ensuite, à notre tour de l’imiter. Bébé sera tellement content de nous diriger le temps d’un jeu et de faire comme les grands !

 

Prudence mais pas trop

Avec notre petit intrépide, ça swingue. De plus en plus actif, il se cogne, trébuche. Il faut le laisser faire dans la mesure du raisonnable, ce sont les risques du métier ! Prôner la prudence, c’est bien normal, mais il ne faut pas que cela l’empêche de faire ses découvertes. Se cogner, c’est aussi apprendre à faire attention, prendre la mesure du danger, tirer des conclusions. Il a besoin d’exercer ses aptitudes et de continuer à explorer son monde.

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