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Apprentissage de la propreté : à quel âge mettre son enfant sur le pot ?

Quand faut-il commencer à initier son enfant à la propreté ? Quels sont les signes qui indiquent qu’il est prêt ? Quelles sont les étapes à respecter ? Et une fois la propreté de jour acquise, comment procéder pour la nuit ? Il rentre bientôt à l’école et n’est toujours pas propre, que pouvez-vous faire ?

Grandes lignes du développement physiologique de l’enfant, conseils psychologiques et trucs et astuces pour se simplifier la vie et ne pas dramatiser à cause d’un pipi… C’est bien par ici !

Le développement physiologique de l’enfant

À la naissance, le nourrisson est doté du réflexe gastrocolique qui lui permet d’évacuer automatiquement et spontanément ses selles dès l’ingestion du lait. Puis ce réflexe disparaît au bout de quelques semaines et on remarque que l’enfant se met à « pousser » pour libérer ses selles. Cela peut lui demander plus ou moins d’effort, mais il n’y a pratiquement pas de temps qui s’écoule entre le moment où il ressent l’envie d’uriner ou de déféquer et celui où il le fait. Ce n’est qu’entre 18 et 30 mois que l’enfant va acquérir la capacité de se retenir, en contrôlant ses sphincters (ces portes qui permettent à l’urine et aux selles de passer ou non). Il n’est donc pas envisageable d’inciter son enfant à devenir propre avant cet âge.

Ce n’est qu’entre 18 et 30 mois que l’enfant va acquérir la capacité de se retenir.

À quel âge commencer l’initiation à la propreté ?

Pas avant 18 mois, donc. Mais, d’un enfant à un autre, il existe de grandes disparités dans le développement psychologique et physiologique. Si certains peuvent commencer à aller sur le pot dès 18 ou 20 mois, d’autres en sont encore incapables.

Comment savoir si son enfant est prêt à devenir propre ? Deux conditions nécessaires doivent être respectées :

  • L’enfant doit être en mesure de sentir qu’il a envie d’aller aux toilettes et capable de se retenir. Généralement, cette condition est observable quand le petit commence à s’isoler pour remplir sa couche (il se cache derrière le canapé, ou va dans sa chambre).
  • Surtout, étape intermédiaire primordiale, il doit avoir envie d’aller sur le pot, se montrer intéressé par cette histoire de propreté. Pour juger de la motivation de votre petit garçon ou petite fille, placez un pot (ou un réducteur sur les toilettes) et expliquez-en le rôle. « Ça, c’est ton petit pot. Papa et maman, eux, vont sur le grand pot, mais c’est la même chose. Tu veux t’asseoir dessus ? » Au début, il n’est pas nécessaire de déshabiller l’enfant et d’attendre de sa part un « résultat » immédiat. Laissez-le se familiariser avec ce nouvel objet, en prendre possession. Si vous constatez qu’il ne manifeste aucun intérêt, n’insistez pas, rangez pot ou réducteur et attendez un peu.

Pas de pression !

Le principal conseil à adresser aux parents pour aider leur enfant à acquérir la propreté, c’est : pas de pression, pas de conflit ! Votre enfant est le seul à être en mesure de décider quand il n’aura plus besoin de ses couches. Si vous le forcez d’une façon ou d’une autre, il pourra, au mieux, ne pas collaborer à vos efforts et les ruiner totalement, au pire, se retenir d’émettre ses selles, conscient de tout l’enjeu que cela représente, et faire apparaître ainsi des problèmes de constipation récurrents dont il aura du mal à se débarrasser par la suite.

Donc ne calquez pas un programme de propreté en fonction de vos contraintes et vos disponibilités (« l’été, c’est plus facile » – oui, mais à la seule condition que bébé soit prêt !), et soyez avant tout à l’écoute des signaux émis par votre enfant.

Votre enfant est le seul à être en mesure de décider quand il n’aura plus besoin de ses couches.

Bébé est-il prêt à essayer ?

Plusieurs signes peuvent laisser penser que bébé est prêt à apprendre à se passer de couches :

  • Sa couche reste sèche plusieurs heures consécutives.
  • Il commence à vouloir se déshabiller seul(e).
  • Il vous sollicite quand sa couche est souillée et cela semble le gêner.
  • Il comprend des consignes simples et exprime ses besoins.
  • Il s’intéresse au pot que vous lui avez montré.

Concrètement, on fait comment ?

Privilégiez une période « calme », sans stress particulier pour l’enfant (c’est-à-dire, de préférence, à l’écart d’une autre grossesse de la maman, ou d’un déménagement, ou d’un changement de mode de garde, ou de l’abandon de la tétine…). Le fait de devoir assumer la responsabilité de ne plus avoir de couche peut être angoissant pour l’enfant, et il est donc préférable de lui proposer cette acquisition quand vous le sentez serein.

Allez-y progressivement, par étape, pour que votre grand bébé ait le temps de s’habituer en douceur à ce grand chambardement. Quand vous êtes sûr qu’il est prêt à tenter l’aventure, commencez par lui enlever sa couche le matin, pendant 1 heure, en lui proposant régulièrement de s’asseoir sur le pot. Restez avec lui, pour qu’il se sente serein et détendu. Puis multipliez les occasions de lui enlever sa couche : après sa sieste de l’après-midi, après le bain… À chaque fois, proposez-lui d’aller sur le pot.

Pot ou toilettes ?

(Par « toilettes », on entend un réducteur qui s’adapte sur la lunette et permet de sécuriser bébé installé sur les WC des grands.)

Chacun a ses adeptes, et votre enfant sera peut-être amené à pratiquer les deux, selon l’endroit où il va (chez une nounou, des amis…). Interrogez des amis ayant testé chaque procédé et forgez-vous votre propre avis ! Le tableau ci-dessous résume les principaux avantages et inconvénients du pot et du réducteur.

POTREDUCTEUR
AvantagesInconvénientsAvantagesInconvénients
Utilisable partout, même en extérieurNécessité de le laver à chaque utilisationL’enfant a l’impression de faire « comme les grands »L’enfant ne peut pas poser les pieds par terre
L’enfant a les pieds par terre et peut prendre appui pour pousserPlus encombrant en cas de voyagePas besoin de laver le réducteur à chaque utilisationL’enfant est moins autonome : il a besoin qu’on l’installe
L’enfant est autonome et s’assoit sur le pot quand il a enviePeu encombrant et plus léger que le pot

6 trucs pour aider l’acquisition de la propreté

  • Proposez très régulièrement à votre enfant d’aller sur le pot ou aux toilettes. Il n’aura sans doute pas le réflexe de le demander s’il est concentré sur un jeu. C’est à vous d’y penser, avant chaque sortie, et environ toutes les 2 heures au cours de la journée. Et soyez également à l’écoute de ses sensations, en observant sa façon de se tenir, qui peut révéler une envie.
  • Habillez votre enfant en pensant que vous devrez le déshabiller à de nombreuses reprises. Halte donc aux salopettes en pleine phase d’acquisition de la propreté !
  • N’enlevez pas la couche trop tôt. Les accidents seront inévitables et, plus il y en aura, plus votre enfant risque de se décourager et vous de vous crisper. Mettez-le plutôt en confiance en lui laissant encore une couche plusieurs jours de suite, même si votre petit reste au sec.
  • Présentez-lui le fait de mettre un slip ou une petite culotte comme un privilège réservé aux grands. Il en sera flatté et sera tout fier d’avoir renoncé à l’aspect pratique des couches.
  • Ne le laissez pas plus de 10 min sur le pot, à chaque fois. S’il n’a rien fait, c’est sans doute qu’il n’avait pas vraiment envie. Il ne faut pas associer le pot à l’ennui. Donc permettez-lui de faire autre chose, il y reviendra plus tard !
  • Ne le grondez pas en cas d’accident. Ce n’est pas volontaire et c’est désagréable pour lui. Prévoyez toujours un change lorsque vous sortez, et rassurez-le en lui disant que, la prochaine fois, vous l’aiderez à identifier l’envie.

Le pipi des garçons : assis ou debout ?

Aucune règle en la matière, chacun fait comme il veut ! Mais il est fréquent que les petits garçons commencent par uriner en position assise, en attendant que les selles arrivent. Dans ce cas, faites bien attention à orienter leur pénis vers le bas, pour que le jet d’urine aille bien dans le pot ou la cuvette des toilettes.

Les garçons étant souvent « en retard » sur les filles sur ce domaine de la propreté, il peut aussi être utile de leur montrer la propreté sous une forme ludique : le fait de faire pipi debout, en tenant leur pénis et en visant une « cible » peut les aider à s’intéresser à cette acquisition.

Doit-on apprendre à l’enfant à tirer la chasse ?

Certains enfants ont des appréhensions à jeter leurs besoins dans les toilettes et à les voir partir dans un grand tourbillon d’eau, car ils ont l’impression que c’est une partie d’eux-mêmes qui disparaît ainsi. Ne les forcez pas à accomplir ce rituel, si cela les angoisse. Mais expliquez-leur, quand ils ont fait dans le pot, que l’urine et les selles sont des choses dont le corps n’a pas besoin, et que tout le monde, même leurs parents, les rejettent dans les toilettes, car c’est mauvais de les garder dans le corps.

Que faire s’il décide de ne plus aller sur le pot ?

Il est fréquent qu’un enfant qui avait commencé le processus d’acquisition de la propreté refuse soudain d’aller sur le pot ou aux WC. Le pire serait alors de transformer en conflit une marque de résistance face à des attentes parentales sûrement un peu trop pressantes. Écoutez et respectez ce que votre enfant veut vous signifier : reléguez le pot ou le réducteur dans le placard pendant quelques jours si vous sentez que votre petit garçon ou votre petite fille fait un blocage.

Peut-être a-t-il (elle) envie d’exprimer son envie de redevenir bébé, en agissant ainsi ? Rassurez-le(la), répondez à ses attentes en matière affective, et ne focalisez pas sur cet apprentissage différé. Vous y reviendrez vite !

Gérer les sorties en pleine phase d’apprentissage de la propreté

Avant de sortir, inutile de « forcer » votre enfant à aller sur le pot. S’il n’a pas envie, il ne comprendra pas. Proposez-le-lui, mains n’insistez pas. Emportez avec vous une tenue de rechange en cas d’accident et des lingettes humides ou un lange et une petite bouteille d’eau pour l’essuyer.

Si vous prévoyez un long voyage en voiture en pleine phase d’acquisition de la propreté, référez-vous à nos conseils spécifiques.

La propreté la nuit

Le pédiatre américain T. Berry Brazelton, de renommée mondiale, recommande de n’envisager la propreté nocturne qu’à partir du moment où l’enfant est propre à la sieste et parvient à se retenir au moins 4 à 6 heures le jour. À moins que l’enfant n’en exprime l’envie de façon claire, il ne faut pas attendre d’un petit qu’il soit propre la nuit avant ses 3 ans. Sans que l’on en connaisse la raison, on remarque que les filles sont souvent plus précoces que les garçons sur ce sujet (il est fréquent que les petits garçons parviennent à ne pas mouiller leur lit à partir de 4 ou 5 ans).

À quelques semaines de l’entrée à l’école, il n’est toujours pas propre : que faire ?

Sachez d’abord que l’école ne peut légalement pas refuser l’admission d’un enfant sous prétexte qu’il n’est pas propre. La propreté n’est pas un critère d’admission à l’école. La loi est donc de votre côté : « Tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l’âge de 3 ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande. »

Cependant, il reste qu’un enseignant ne changera pas les couches de votre enfant et que celui-ci risque donc de passer toute une journée dans une même couche, ce qui n’est guère confortable. Évitez de lui mettre la pression, et prenez des mesures tant qu’il n’a pas acquis la propreté : vous pouvez par exemple adopter une solution provisoire de garde périscolaire le midi, en demandant à la nounou de lui changer sa couche en milieu de journée.

Si votre enfant entre à l’école alors qu’il est en pleine phase d’acquisition de la propreté, n’oubliez pas de laisser à son porte-manteau un sac avec moult affaires de rechange : slips et culottes, vêtements adaptés à la saison, et éventuellement un gant de toilette pour ne nettoyer en cas d’accident.

Conseils d’hygiène

Un enfant n’est pas capable de s’essuyer correctement avant l’âge de 4 ans (au moins !). Donc, même lorsque vous aurez réussi à lui apprendre à être propre, vous devrez l’accompagner aux toilettes pour l’encadrer. Profitez-en pour apprendre aux petites filles à s’essuyer correctement : de l’avant vers l’arrière.

Insistez également sur l’importance de se laver les mains après avoir été aux WC, en se savonnant et en se frottant vigoureusement les mains, jusque entre les doigts.

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