L’apprentissage de la mobilité
Votre bébé ne tient plus dans son parc. Il bouge dans tous les sens, se tourne, se retourne, rampe, s’assoit, tend ses bras pour que vous le mettiez debout…
Il n’a plus besoin de vous pour se tenir assis et a assez d’équilibre pour agripper un jouet à côté de lui. Même s’il vacille de temps en temps, il sait se redresser et fortifie son tonus musculaire par la même occasion. A cet âge-là, on remarque les premières disparités entre les enfants. Certes, certains sont plus rapides que d’autres, mais pas d’inquiétudes, chaque enfant évolue à son propre rythme.
L’équilibre et la mobilité sont des sens à part entière puisqu’il s’agit de l’éveil d’une sensibilité. Les cinq sens que l’on connaît sont indissociables du développement interne. Par exemple, à mesure que sa vue s’améliore, et sous l’effet de l’augmentation du tonus des muscles et du cou, votre enfant peut effectuer des déplacements plus grands, de la tête et donc du regard. Sa vision lui permet d’évaluer les distances et donc l’amplitude de ses mouvements. Le système vestibulaire, situé dans l’oreille interne et qui contrôle son équilibre, est assez développé. Cela lui permet de passer seul de la position couchée à assise en s’aidant des bras. Devant un bruit trop fort, votre bébé aura le réflexe de s’en éloigner en se détournant de la source sonore. Ainsi, la sensibilité interne qui passe par l’équilibre, les mouvements et les postures est aussi importante que la stimulation de ses cinq sens. Vous pouvez l’encourager dans ces apprentissages, sans trop le brusquer.
En position assise, votre bébé s’organise pour attraper, sans perdre l’équilibre, un objet en modifiant ses appuis et son axe d’équilibre. Il améliore ainsi la compréhension qu’il a de son corps. Vous pouvez jouer avec lui à une partie de « cache-cache » en apparaissant et en disparaissant rapidement de son champ de vision, derrière lui. Votre bébé sera obligé de retourner sa tête puis son buste à droite ou gauche pour vous voir. Lorsque votre bébé est assis, aidez-le à se tenir debout, en lui tenant les bras ou en glissant vos doigts dans les paumes de ses mains. Tout sourire, il apprécie cette nouvelle perspective du monde, vue d’un peu plus haut et verticalement. Il lui faudra encore au moins 3 mois pour atteindre seul cette position.
En attendant, beaucoup d’enfants, curieux et actifs, expérimentent une autre façon de se mouvoir pour atteindre un objet ou une personne : ils rampent. Soit allongés sur leurs avant-bras, soit assis, ils se propulsent en donnant des coups de bassin. Tous les moyens sont bons ! En rampant, votre enfant coordonne ses bras et ses jambes pour atteindre un même but. Un processus qui favorise par la suite le passage à quatre pattes, mais qui n’est pas indispensable. En effet, certains enfants ne rampent pas et ne sont pas retardés dans leur apprentissage de la marche pour autant.