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Bien etre / Dossiers santé / Habitudes - 4-6 mois

Une alimentation équilibrée et adaptée aide votre bébé à bien grandir. Comment réagir et s'adapter en cas de déséquilibre ? Découvrez dans les dossiers santé, la réponse de Blédina.

Comment prendre de bonnes habitudes alimentaires ?

In utero, votre enfant ne manque de rien. Après, c'est dans son alimentation qu'il trouvera les éléments nutritionnels dont il a besoin. Comment  faire les bons choix pour ses repas et prévenir ainsi d'éventuelles carences ? Il suffit de garder en tête qu'il a des besoins spécifiques jusqu'à 3 ans. Et ce, même si vous êtes de plus en plus tentée de lui servir les mêmes plats et dans les mêmes quantités que pour le reste de la famille...

Plus un bébé, pas encore un adulte

Chacun son plat

A la fin de sa première année, votre enfant n'est plus un bébé, mais pas encore un adulte. Pourtant c'est à cet âge que la perception des parents vis-à-vis de leur enfant évolue : désormais, il s'assoit sur sa chaise haute pour manger en famille et expérimenter de nouvelles saveurs avec ses parents. C'est « un grand ». Alors pourquoi ne pas lui servir le même repas dans les mêmes quantités que le reste de la famille ?

« Je donnais à mon fils de 9 mois un bout de pain trempé dans la sauce épicée du couscous, avant de lui servir la même assiette que nous » regrette aujourd'hui Charlotte. En effet, les tout-petits doivent encore bénéficier d'une alimentation particulière : la diversification alimentaire n'est pas terminée et tous les aliments ne sont pas encore adaptés à leur jeune appareil digestif. En effet, leur barrière intestinale peut être encore immature et leur système immunitaire reste fragile. Par ailleurs les quantités servies aux adultes sont disproportionnées par rapport aux besoins réels des bébés qui sont toujours spécifiques jusqu'à 3 ans : la portion de l'enfant doit correspondre environ au quart de celle donnée à l'adulte, pensez-y quand vous lui servez son assiette de purée et de poisson en même temps que la vôtre. La vigilance est donc de mise, et l'oubli régulier de ces contraintes peut parfois être à l'origine de déséquilibres nutritionnels.

A chaque âge, son lait

C'est durant la première année de sa vie que la croissance de votre enfant va être la plus importante : sa taille augmente de 50% et son cerveau de 25%. C'est aussi souvent cette année, à 10 mois et demi environ que le lait 2ème âge ou maternel est abandonné au profit du lait de vache, à tort. En effet ce dernier apporte 25 fois mois de fer et 4 fois moins d'AGE que le lait infantile, sans parler du surplus en protéines qu'il contient et qui surcharge l'organisme des tout-petits.

C'est pourquoi selon les recommandation du PNNS (Programme National Nutrition-Santé, « La santé vient en mangeant et en bougeant » octobre 2004), le lait maternel ou le lait 2ème âge doit rester l'aliment de base de l'enfant jusqu'à un an. Au-delà, les pédiatres recommandent le lait de croissance jusqu'à 3 ans. Un apport quotidien d'au moins 500 ml permet de fournir les éléments essentiels à cette croissance rapide : le fer qu'il contient participe aux défenses de l'organisme de votre bébé, les acides gras essentiels sont indispensables au développement  de son cerveau,  le calcium et la vitamine D participent à la construction de son squelette.

Des besoins spécifiques

De sa naissance à 3 ans, votre enfant doit avoir  des apports nutritionnels spécifiques afin d'éviter tout risque de carences alimentaires.

Les protéines

Les protéines sont indispensables à la croissance des enfants : elles construisent et réparent les cellules de l'organisme. Cependant, pendant les premiers mois de votre bébé, leur apport ne doit pas être trop important pour ne pas surcharger son organisme. Puis entre un an et 3 ans, les besoins quotidiens en protéines seront assurés par 500 ml de lait infantile 2ème âge ou de croissance et 25 à 30g (soit 5 à 6 cuillères à café) entre 1 et 2 ans puis 30 à 40 g (soit 6 à 8 cuillères à café) entre 2 et 3 ans  de viande. En règle général, vous trouverez les protéines dans le lait, le fromage, la viande, le poisson, les oeufs et dans une moindre mesure les céréales et les légumes secs.

Le fer

Le fer est primordial pour éviter l'anémie et rester en forme. Elément essentiel au développement du système immunitaire, le fer doit être ingéré en quantité suffisante (10 mg par jour) pour être efficace.  A sa naissance, votre bébé bénéficie d'un stock acquis durant la grossesse. Mais très vite, il va devoir se constituer ses propres réserves. Vous le trouverez dans la viande, le poisson, les oeufs, les lentilles, les brocolis, les épinards ou les pruneaux.

Le calcium

Le calcium est indispensable pour la construction des os et l'édification des dents de votre bébé. Le lait, maternel ou infantile, participe au développement du capital osseux : avec un apport de 400 mg de calcium par jour jusqu'à 6 mois, puis 500 mg ensuite (l'équivalent de 750 ml de lait infantile 2ème âge), il devient vite incontournable dans son alimentation. Attention à ne pas négliger les apports en calcium (yaourts, fromages...) au moment du sevrage ou de la diversification alimentaire. Pour vous faciliter la vie, sachez que 2 yaourts, 300 g de fromage blanc, 30 g d'emmental ou de comté ou 80 g de camembert fournissent la même quantité de calcium (300 mg) que 450 ml de lait infantile.

Les Acides Gras Essentiels

Ils sont indispensables à votre bébé pour le développement du cerveau, de l'oeil, de la peau, l'absorption de certaines vitamines, etc. Mieux vaut donc éviter de faire la chasse aux graisses dans l'alimentation des tout-petits : « Je craignais tellement qu'Oscar prenne les mêmes rondeurs que son gand-frère, que je l'ai mis au régime dès un an, en évitant soigneusement toutes les graisses » regrette aujourd'hui Alexandra.
Vous trouverez les corps gras utiles dans le beurre, l'huile ou les graisses du poisson. Juste une précaution : évitez de proposer à votre enfants des graisses cuites.
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Les suppléments de vitamines ou minéraux


Donner des suppléments de vitamines ou de minéraux à des bébés ou des jeunes enfants est fortement déconseillé sauf s'il s'agit d'une prescription de votre pédiatre. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, un excès de vitamines ou de minéraux n'améliorera pas l'état de santé de votre enfant. La meilleure solution pour éviter les carences alimentaires est de proposer à votre enfant une alimentation adaptée à son âge, bien équilibrée, et veiller à ne lui donner aucun supplément sans l'accord de votre pédiatre.